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22/02/2021

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Liste des déportés d'Ille-et-Vilaine

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Liste des déportés juifs arrêtés dans le département   Classement   par commune 
 Les lieux de déportation  Statistiques
Liste des déportés politiques nés ou ayant résidé en Ille-et-Vilaine

BACHELOT Pierre, né le 22 décembre 1923 à Martigné-Ferchaud. Forgeron. Entré dans le groupe de résistance Buckmaster en juillet 1943, il est arrêté le 2 novembre 1943 à Martigné-Ferchaud en même temps que Marcel Martin et André Maignan après une tentative infructueuse de parachutage à laquelle il n'avait pas participé et interné à la prison Jacques Cartier de Rennes. Il se trouve dans le convoi parti de Rennes le 2 août 1944 en direction de Belfort (convoi de Langeais). Il est déporté de Belfort vers Natzweiler le 26 août 1944. (Matricule 23813). Libéré le 6 mai 1945 à Ebensee. Autres Lieux de déportation: Dachau. Melk. Source: ACP 27 P6 Caen.

BACON Georges, né le 14 décembre 1910 à Ste-Hélène (56). Célibataire. Couvreur à Rennes. Arrêté le 16 décembre 1942 à Rennes en compagnie d'Eugène HAMON, il est déporté le 14 décembre 1943 de Compiègne vers Buchenwald. (Matricule 38690). Autre lieu de déportation: Aschersleben. Revenu des camps.

BADER Marthe, Juive, née WEILL le 29 novembre 1890 à Bâle (Suisse). Arrêtée à Dinard (Ille-et-Vilaine) le 20 janvier 1944, elle est déportée par le convoi n° 67 parti de Drancy vers Auschwitz le 3 février 1944. Non revenue.

BADILOWSKI Alexandre, né le 10 mars 1927 à Cracovie en Pologne. Célibataire. Il est arrêté le 15 novembre 1943 à Rennes, par la Gendarmerie Française à Rennes pour "évasion en fuite de l’Organisation TODT depuis octobre 1943 et sans papiers d’identité". Interné à la prison Jacques cartier de Rennes de novembre 1943 à la mi-janvier 1944, puis à Compiègne de la mi-janvier 1944 au 18 juin 1944. Le 18 juin 1944, il est déporté vers Dachau (Matricule 74295). Son parcours: Allach, Markich  Dachau, Trostberg où il est libéré en avril 1945. Sources: AC: 111256. Mémorial des déportés de France de la FMD.

BAILLEUIL Aimé, né le 29 décembre 1916 à Vitré. Instituteur à l'école publique. Il est arrêté le 28 juillet 1944 à Guignen lors d'une rafle. . Incarcéré au camp Margueritte, il est déporté lors du dernier convoi du parti de Rennes le 3 août 1944 vers Belfort. puis transféré le 29 août 1944 vers Neuengamme. (Matricule 43915). Il décède à Wilhelmshaven le 4 janvier 1945. Source: ACP 27 P6 Caen.

BALLARD Renée, née BONNEL le 6 juillet 1906 à Villenomble (75). Engagée comme agent P2 le 1er juillet 1943. (Réseau Oscar-Parson d'Ille-et-Vilaine). Boîte à lettres et réception de messages et de fonds destinés au chef de la Résistance en Ille-et-Vilaine, François Vallée. Arrêtée le 3 février 1944 à Rennes, elle est déportée le 2 août 1944 de Rennes vers Belfort (Convoi de Langeais), puis est transférée de Belfort vers Ravensbrück le 1er septembre 1944. (Matricule 62801). Lieux de déportation: Ravensbrück, Genshagen, Orianenbürg. revenue des camps. Médaillée de la Résistance. Croix de guerre. Citation à l'ordre de la Division. CVR. Chargé de mission de 3eme classe, homologuée au grade de sous-lieutenant. ADIV: 6ETP2-29

BANY René, né le 23 mars 1915 à Lavoute-sur-Loire (43). Marié, un enfant. Rennes (Ille-et-Vilaine). Ingénieur du génie rural. Résidant à Rennes, il est arrêté le 20 avril 1944 à Rennes. Transféré de Rennes vers Compiègne le 29 juin 1944. Il est déporté de Compiègne vers Neuengamme le 28 juillet 1944. (Matricule 40147). Il décède le 20 janvier 1945.

BANZO AGULLO Fernando, né le 30 juillet 1906 à Saragosse en Espagne. Réfugié politique. Comptable. A servi dans les Forces Françaises de l'Intérieur du 1er mars au 20 mars 1944. Il est arrêté le 20 mars 1944 à son domicile 91 boulevard Jacques Cartier à Rennes, par la Gestapo et la milice, suite à une dénonciation. Incarcéré à la prison Jacques Cartier, il est transféré à Compiègne, puis déporté le 21 mai 1944 vers Neuengamme. Dernier lieu de déportation connu: Buchenwald. Déclaré disparu.

 

 

BARANOWICZ Jacob. Juif, Polonais, est né le 26 janvier 1920 à Varsovie. (Pologne). Il est le fils d’Iser Baranowicz, né en mars 1882. Il est israélite et acquiert la nationalité française. Célibataire, il réside à la caserne de la Concorde à Saint-Servan-sur-Mer (Ille-et-Vilaine). Il est arrêté au mois d’août 1943 à Saint-Servan. Il est ensuite interné à Drancy (matricule 5341) du 25 septembre au 6 octobre 1943 et déporté le 7 octobre 1943 par le convoi n° 60 en partance de Drancy vers Auschwitz. Déporté politique. Mort en déportation. Source: DAVCC, Caen, 21 P 420 990.

Daniel Heudré

BARBE Pierre, né le 11 novembre 1912 à La Richardais (Ille-et-Vilaine). Employé dans un commerce de charbon. Arrêté à Pleurtuit le 9 avril 1941 sur son lieu de travail, il est emprisonné dans les prisons de Kalrsruhe et Saarbrücken. Libéré à Metz le 19 juin 1943.

BARBE Raoul, né  le 16 juillet 1914 à Flers-de-l'Orne (61). Instituteur, domicilié à Montfort (Ille-et-Vilaine). A participé au premier parachutage d'armes en Ille-et-Vilaine (Réseau  Maurel - Overcloud).  Arrêté le 23 août 1942 à Saint-Malo, il est déporté de Compiègne le 20 avril 1943 vers le KL Mauthausen. (Matricule 27764). Libéré le 7 mai 1945 à Loibl Pass. Lieu de rapatriement: 6 juillet 1945 à Marseille. Source: http://www.monument-mauthausen.org/27764.html.

BARBIER Robert, né le 18 août 1920 au Mans (72). Il adhère au groupe des Jeunes du Front national, recruté parmi les apprentis de la S.N.C.F. et de l'école d'Industrie en décembre 1940. Arrêté à 20 ans le 4 août 1941, pour  détention et de distribution de tracts communistes. Condamné par la Cour spéciale de Rennes le 12 septembre 1941 à 4 ans de prison et 1200 francs d'amende. Il est déporté de Compiègne le 27 avril 1944 vers le KL Auschwitz -Birkeneau le 30 avril 1944. (Matricule 184999). Autre lieu de déportation: Buchenwald. Rescapé des camps.

BARIOU Jean Pierre, né le 10 novembre 1924 à Tréboul (29). Alias Tristan. Étudiant. Arrêté le 9 mai 1944 à Rennes, il est transféré de Rennes vers Compiègne le 29 juin 1944, puis est déporté de Compiègne vers Neuengamme le 28 juillet 1944. (Matricule 40792). Autres lieux de déportation. Bremen (Brême)-Osterort, Sachsenhausen. Libéré le 21 avril 1945 à Friedrishruhe.

Gustave BarlotBARLOT Gustave, né le 22 juin 1914 à Provenchères-sur-Marne (52). Alias TAVERNIER, agent P2 permanent du BCRA de la France libre. Arrêté à Rennes le 24 mai 1944, il est déporté "NN" le 28 juillet 1944 de Compiègne vers le KL Neuengamme. (Matricule 39345). Autre lieu de déportation: Blumenthal. Il est libéré dans la Baie de Lübeck. Compagnon de la Libération. Décédé le 26 avril 1998 à Saint-Sylvestre sur Lot (47). http://www.ordredelaliberation.fr/fr_compagnon/53.html

 

BARRY Julia, née le 28 novembre 1895 à Brichta. Arrêtée à Rennes en 1944 et incarcérée à Romainville, elle est déportée de Paris, gare de l’Est, le 13 mai 1944 vers le KL Ravensbrück.  Sort inconnu. Source: ACP 27 P6 Caen

BAUDRON Georges, né le 21 février 1921 à  Fougères (Ille-et-Vilaine). Coupeur en chaussures. Résidant à Bonabry en Fougères, Arrêté le 21 juin 1944 à Fougères, pour être en possession d'une fausse carte d'identité, il est déporté le 4 juin 1944 de Compiègne vers le KL Neuengamme. (Matricule 33343). Autre lieu de déportation: Hannover-Stöcken. Rescapé. Décédé le 2 mai 2009.

BAUDU Antoinette, née le 21 avril 1927. Arrêtée au Pâtis-Vert en Langon le 21 juin 1944 avec son mari Pierre pour faits de résistance. Elle est dans le convoi parti de Rennes début août 1944 en direction de l'Allemagne. Elle libérée le 26 août 1944 à Belfort. Source: ACP 27 P6 Caen.

BAUDU Hélène Marie, née Gousset, est née le 18 août 1901 à Saint-Sulpice-des-Landes (Ille-et-Vilaine). Elle est la fille de Joseph Gousset, maréchal ferrant et de Françoise Boisard, ménagère, domiciliés à Langon.  Mariée en 1926,  commerçante, elle réside au Pâtis-Vert, à Langon. Avec son mari, elle assure des dépôts d’armes et de matériel. Elle prête son concours pour préparer des sabotages de voies ferrées,  autour de Guer (Morbihan), qui auront lieu dans la nuit du débarquement des Alliés. Elle est arrêtée le 1er juin 1944, à son domicile de Langon, par la Gestapo, suite à une dénonciation. Elle est internée à la prison Saint Joseph de Redon, jusqu’au 21 juin 1944,  puis à la prison Jacques Cartier de Rennes. Le 3 août 1944, elle quitte Rennes dans un convoi de déportés à destination de Belfort où elle arrive le 15 août pour être internée au Fort Hatry. Grâce à la complicité d’un sous-officier alsacien,  enrôlé de force dans l’armée allemande, un nommé Charles Schlagdenhaufen, elle réussit à sortir  avec beaucoup d’autres internés et à se réfugier à Giromagny, à 14 kms de Belfort, toujours sous la surveillance des Allemands. Le 16 octobre 1944, elle passe la frontière suisse à Delle (Territoire de Belfort) et regagne la France par Pontarlier (Doubs). Chargée de mission de 6ème classe, agent P1 au sein du réseau Denis Aristide Buckmaster.

Source : AVCC, Caen, 21 P 704 143 - ADIV: 6ETP2-29

Daniel Heudré

BAUDU Pierre, né le 20 mars 1900 à Langon (Ille-et-Vilaine). Commerçant en bestiaux. Membre du réseau Buckmaster, comme agent P2 depuis le 1er novembre 1943. Actions: dépôts d'armes, hébergement de parachutistes, sabotage de ligne de chemin de fer, réunions de maquisards. Il est arrêté avec sa femme au Patis-Vert en Langon, le 21 juin 1944. suite à une dénonciation. Il est dans le convoi parti de Rennes début août 1944 en direction de l'Allemagne. Il est déporté de Belfort le 29 août 44 vers le KL Neuengamme. (Matricule 44231). Autre lieu de déportation: Whilelmshaven. Libéré le 15 avril 1945 à Bergen-Belsen. Sources: AC 21P 1000 417 064 /37670 - ACP 27 P6

BAULO AMADOR Ernesto. Espagnol, né le 20 février 1915. Chauffeur. Arrêté le 3 mars 1944 à Rennes, il est déporté par le convoi parti de Compiègne le  21 mai 1944 et arrivé au KL Neuengamme le 24 mai. (Matricule 31342). Libéré le 30 avril 1945 à Ravensbrück.

BAZILE Julien, né le 6 septembre 1921 à Paris (75). Célibataire. Chaudronnier. Arrêté à Rennes le 13 septembre 1943, il est déporté le 27 avril 1944 de Compiègne vers le KL Auschwitz-Birkenau.(Matricule 185031). Autres lieux de déportation: Buchenwald, Flossenbürg, Altenhammmer. Revenu des camps. Source Caen.

BEASSE Fernand, né le 1er avril 1923 à Rannée. Arrêté le 21 juillet 1944 à Rannée. Incarcéré à Rennes, il se trouve dans le convoi parti de Rennes début août 1944 en direction de l'Allemagne. Il s'évade en cours de transport à Langeais le 6 août 1944. Témoignage de leur arrestation et de leur libération

 

 

BEASSE Lucien, né le 18 décembre 1925 à Rannée (Ille-et-Vilaine). Arrêté le 21 juillet 1944 à Rannée. Incarcéré à Rennes, il se trouve dans le convoi parti de Rennes début août 1944 en direction de l'Allemagne. Il s'évade en cours de transport à Langeais le 6 août 1944. Témoignage de leur arrestation et de leur libération

 

BEASSE Marcel, né le 15 octobre 1924 à Rannée (Ille-et-Vilaine). Arrêté le 21 juillet 1944 à Rannée. Incarcéré à Rennes, il se trouve dans le convoi parti de Rennes début août 1944 en direction de l'Allemagne. Il s'évade en cours de transport à Langeais le 6 août 1944. Témoignage de leur arrestation et de leur libération

 

 

BEASSE Roger, né le 8 février 1927 à Rannée (Ille-et-Vilaine). Arrêté le 21 juillet 1944 à Rannée. Incarcéré à Rennes, il se trouve dans le convoi parti de Rennes début août 1944 en direction de l'Allemagne. Il s'évade en cours de transport à Langeais le 6 août 1944. Témoignage de leur arrestation et de leur libération

 

BEAUMANOIR Ernest. Entrée en prison à Jacques Cartier le 1er juillet 1944. Terrassé par un ulcère à l'estomac, il est laissé pour mort à l'hôpital de Tours, mais soigné par un médecin français, il fut récupéré par la Gestapo et emmené à Buchenwald. Il en est revenu sur une Jeep en avril 1945. Madeleine Allard le retrouvera à la fin de la guerre.

BEAUMONT Jean, né le 6 septembre 1907 à Verdun (55). Arrêté à Saint-Servan le 13 mai 1943, il est déporté de Compiègne le 25 juin 1943 vers le KL Buchenwald. (Matricule 14735) où il est libéré le 11 avril 1945.

BECHU Jean, Marie, Joseph, François est né le 15 octobre 1923 à Vitré (Ille-et-Vilaine). Fils de Victor, Auguste, Joseph, Marie Béchu et de Marguerite, Marie, Louise Lemonnier, il est agent d’assurances.  Il appartient au réseau Jade-Fitzroy et accomplit des services à partir  du 1er août 1943. Il est arrêté le 7 mars 1943 par la Gestapo à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine), au 4, rue de la Motte. Il est interné à la prison de Rennes jusqu’au 23 octobre 1943, puis transféré à la prison de Fresnes. En novembre 1943, il est condamné par le tribunal allemand de Paris 13è, pour complicité d’espionnage.   Il obtient un recours en grâce, le 8 décembre 1943. Il est déporté « Nuit et Brouillard » à Sonneburg, puis Wolfenbüttel et Brandenburg-Görden.  Il est libéré par les Russes, le 27 avril 1945 à Brandenburg et rapatrié par Valenciennes. Déporté résistant. Médaille de la Résistance. Source: DAVCC, Caen, 21 P 705 126.

Daniel heudré

BEGLIN Auguste est né le 31 mars 1907 à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine).. Fils de Léon, Adolphe Beglin et d’Angèle, Marie Robert, il épouse Geneviève, Marthe, Emilie Gosse. Il exerce la profession de docker à Saint-Malo. Il est arrêté comme communiste par la Gestapo et interné le 16 février 1943. Il est déporté de Compiègne le 16 avril 1943 au KL de Mauthausen (Autriche) (matricule 26834), puis travaille à Ebensee. Il y décède d’épuisement le 29 avril 1945 et est incinéré. Source: DAVCC, Caen, 21 P 422 759.

Daniel Heudré

BEHAR-ELIAKIM Natho. Juif,  né le 24 novembre 1931 à Sofia (Bulgarie). Arrêté le 9 octobre 1942 à Liffré à l'hôtel du Lion d'Or par les gendarmes de la brigade de Liffré, il est transféré au centre d'accueil, place de la gare. Déporté à 11 ans, par le convoi n° 40 de Drancy vers Auschwitz le 4 novembre 1942. Non revenu. (ADIV )

BEHAR-ELIAKIM Jacques, Juif, né le 22 septembre 1895 à Rustschunk (Bulgarie). Arrêté le 9 octobre 1942 à Liffré (Ille-et-Vilaine) à l'hôtel du Lion d'Or par les gendarmes de la brigade de Liffré, il est transféré au centre d'accueil, place de la gare. (Sa femme atteinte de troubles cardiaques avec phénomènes psychasthéniques est restée alitée à Liffré). Déporté par le convoi n° 40 de Drancy vers Auschwitz le 4 novembre 1942. Non revenu. (ADIV )

BEHAR-ELIAKIM David (Davy). Juif, né le 18 août 1934 à Sofia (Bulgarie). Arrêté le 9 octobre 1942 à Liffré (Ille-et-Vilaine) à l'hôtel du Lion d'Or par les gendarmes de la brigade de Liffré,il est transféré au centre d'accueil, place de la gare. Déporté à 8 ans par le convoi n° 40 de Drancy vers Auschwitz le 4 novembre 1942. Non revenu. (ADIV )

BELIN Jules Prosper est né le 2 juin 1909 à Rennes (Ille-et-Vilaine) le 2 juin 1909. Fils de Jean, Marie, Emmanuel Bélin et de Marie, Clémentine Herbert, il épouse Jeanine, Henriette Godeau. Il exerce la profession de négociant en chemiserie et bonneterie à Rennes. Résidant 57 bd de la Duchesse Anne à Rennes. Il appartient au réseau Johnny et accueille dans ses appartements les postes de radios du réseau. Il est arrêté à Rennes  par la Gestapo, le 6 juin 1942 pour espionnage. Il est interné à Rennes du 6 juin 1942 au 9 juin 1942, puis à Fresnes du 9 juin au 11 janvier 1943 et enfin à Romainville du 11 janvier 1943 au 12 septembre 1943. Il est déporté « NN » le 13 septembre 1943 vers Sarrebrück (Camp de Neue Bremm). jusqu’au 15 septembre 1943. Il est transféré à Mauthausen (matricule 35118)  jusqu’au 28 avril 1945. Rapatrié le 1er mai 1945,  il décède à Richelieu (Indre-et-Loire) le 14 novembre 1949. Chargé de mission 3è classe et homologué sous-lieutenant. Déporté résistant. Source: DAVCC, Caen, 21 P 423 028.

Daniel Heudré

BELLEC Pierre, né le 3 septembre 1926 à Pornichet (44). Célibataire. Ajusteur. Arrêté le 22 septembre 1943 à Rennes, château de Bréquigny, il est déporté de Compiègne le 6 avril 1944 vers le KL Mauthausen. (Matricule 61938). Autres camps de déportation: Melk, Ebensee. Revenu. Source: ACP 27 P6 Caen.

BENEVENT Jean, né le 10 juillet 1925 à Decazeville (12). Tourneur. Il entre dans le groupe de Résistance  de Rennes, le 3 mars 1942. Il participe à la distribution de tracts anti-allemands. Il récupère 8 caisses d'armes à la caserne du Colombier qui sont transférées aux groupes. Arrêté le 11 février 1943 à Rennes et interné à la prison Jacques Cartier de Rennes, il est déporté «NN» le 15 avril 1943 de Paris, gare de l’Est, vers Hinzert, Wilttlitch, Dieburg-Rodgau , Brandenburg-Görden où il est libéré le 27 avril 1945.

BENOIST Frédéric, né le 3 octobre 1914 à Chatillon-sur-Seiche (Ille-et-Vilaine). Clerc de notaire chez Maître Meslin, notaire à Guignen. Arrêté le 28 juillet 1944 à Guignen lors d'une rafle , il est incarcéré au camp Margueritte. Il est déporté lors du dernier convoi du 3 août 1944 vers Belfort. puis est transféré le 29 août 1944 vers Neuengamme.(Matricule 43917). Il décède  à Neuengamme, kommando de Whilhemshaven. (Document).

 

 

BERCU Jean, 4 ans et demi, né le 22 juillet 1939 à Paris. Fils de Philippe. Arrêté le 4 janvier 1944 à Livré-sur-Changeon (Ille-et-Vilaine), il est déporté par le convoi n° 67 parti de Drancy vers Auschwitz le 3 février 1944. Non revenu.

BERCU Philippe, né le 23 août 1913. Ouvrier agricole. Arrêté le 4 janvier 1944 à Livré-sur-Changeon (Ille-et-Vilaine), il est déporté par le convoi n° 67 parti de Drancy vers Auschwitz le 3 février 1944. Non revenu. Son épouse Fanny est arrêtée à Paris.Document

BERDER Charles, né le 26 août 1919 de Rennes. Résidant, 71 rue de la Palestine à Rennes, biscottier. Résistant dénoncé par Geffroy et Botros (Deux membres du Bezen Perrot). Il est arrêté le 29 juillet 1944. Frappé à coups de nerf de bœuf par Péresse, chef des opérations du Bezen Perrot au SD. Écroué à Jacques Cartier, il est condamné aux TF à perpétuité. Le 3 août il est dans le convoi de déportés qui quitte Rennes à destination de l'Allemagne (Convoi de Langeais). À Belfort il est libéré le 27 août 1944 . Source: ACP 27 P6 Caen. http://kristianhamon.blogspot.fr

BERENGER Marie , déportée à  79 ans

Marie Bérenger est née le 2 décembre 1865,  à la Chapelle-Boby (Rennes, Ille-et-Vilaine). Elle est la sœur du sénateur Béranger, qui devint Président de la Commission des Affaires Étrangères au Sénat. Sympathisante communiste, pacifiste  convaincue, elle accueille dans sa maison, avenue de Lorraine à Paramé,  des résistants ainsi que  divers matériels : ronéo, armes et explosifs. Appartenant au groupe Isidore Leroux, depuis octobre 1940, elle rejoint, avec son groupe, composé de 12 personnes de Paramé,  le Front national, au moment de sa création. Sa villa sert de dépôt d’armes, de munitions et de tracts. Les membres du groupe s’y réunissent de 1941 à 1944.  Ce groupe est démantelé avec 2  survivants sur 12. Marie Bérenger collecte avec Leroux des informations sur les mouvements portuaires et les plans de minage de la baie de Saint-Malo. Elle est arrêtée par la Gestapo, une première fois, le 25 septembre 1942 et conduite au camp des Nomades  de Rennes, au motif qu’elle trouble l’ordre public. Astucieuse, elle réussit, lors de son admission à l’infirmerie, à faire passer, grâce à la fille de son amie, le dessin d’un plan de sa maison, caché dans une pelote de laine, précisant la cache du matériel qui n’a pas été retrouvé lors de la fouille de son domicile.  Ainsi les résistants réussirent à mettre la main sur  tout le matériel ainsi que les fichiers en code. Marie est internée trois mois à Rennes et est relâchée faute de preuve  et en raison de son grand âge (77 ans). De retour chez elle, elle reprend ses activités clandestines. Elle est arrêtée une seconde fois en septembre 1943, incarcérée à la prison Jacques Cartier, de Rennes où elle subit de nombreux interrogatoires. Elle est alors déportée dans la nuit du 2 au 3 août 1944, incorporée dans le train dit de Langeais, avec deux autres malouins Robert Hamoniau et  Gaston Thouvenot.  Arrivée à Belfort après 12 jours d’un parcours mouvementé, elle  y reste jusqu’au 1er septembre 1944, date de son transfert à Ravensbrück (matricule 62803).  Trois mois d’internement, à l’âge de 79 ans, avec, selon les témoignages recueillis par sa sœur, des brutalités infligées à coups de schlague, une détention 4 jours et 4 nuits sans nourriture et un placement en cellule.  Elle décède le 4 novembre 1944. Morte pour la France. Déportée résistante. Inscription sur le monument aux morts de Paramé. Attribution d’une rue à son nom à Saint-Malo. Regroupement des anciens monuments sur une place face à l’église Notre Dame des Grèves (quartier de Rocabey  le 14 juillet 2017.

Sources : AVCC, Caen ACP 27 P6 . ADIV ETP2 - 31 – Mémorial Saint-Malo, site Internet.

Daniel Heudré

BERGER Léa, née Schinezer le 28 juillet 1916. Arrêtée le 11 mai 1944 à Beaucé (Ille-et-Vilaine), elle est déportée par le convoi n° 74 de Drancy vers Auschwitz le 20 mai 1944. Revenue.

BERNARD Maurice, né le 18 juin 1902 à Changy (51). Marié, un enfant. Ingénieur, chef de service  des bâtiments et moteurs à l'Atelier de Construction de Rennes, il s'efforce, dès le début de l'occupation, de soustraire et de dissimuler le maximum de matériel déclaré butin de guerre par les Allemands. Il a pris une part active à la réalisation de cachettes minutieusement préparées par du personnel sûr de son service et destinées à dissimuler du matériel particulièrement précieux pour l'occupant (métaux non ferreux, appareillage électrique, moteurs et courroies etc.). Pendant deux années jusqu'en novembre 1942, époque à laquelle il venait de dissimuler sous un plancher un stock d'étain. Arrêté le 12 novembre 1942 à Rennes, il est condamné à 3 ans de réclusion pour dissimulation de matériel de guerre et résistance passive. Transféré à Fresnes le 21 mai 1943, il est déporté le 27 mai 1943 d'une prison de la région parisienne vers le Reich. Lieux de déportation: Karlsruhe, Rheinbach, Sieburg. Revenu.  ADIV 6ETP2- 31.

BERNARD Michel ,  arrêté par erreur  à l’âge de 16 ans

Michel, Marie BERNARD est né le 15 août 1927 à Paramé (Ille-et-Vilaine). Célibataire, palefrenier, il est arrêté le 22 octobre 1943 à Paramé par le Service de la 13ème Brigade de Police de Sûreté, aux motifs d’activité terroriste et subversive. Il est détenu à la Maison d’Arrêt de Dinan à partir du 22 octobre 1943. Il figure sur une liste de la Préfecture de Belfort au titre des internés libérés les 25, 26 et 27 août 1944, ainsi que sur une liste de la Délégation Départementale de la Croix-Rouge française comportant les noms des personnes libérées le 26 août 1944. La date de son retour n’est pas clairement établie. Michel Bernard a été victime d’une méprise : il a été confondu avec son frère Maurice, réfractaire au STO et soupçonné de vol d’un montant de 600 000 Francs  (de l’époque) à un membre de l’organisation TODT. Michel Bernard est maintenu en prison, la Gestapo venant d’arrêter son second frère Pierre, membre des FFI, dans la région de Morlaix. Il reconnait avoir rendu des services au groupe de maquisards. Son employeur de Paramé, Auguste Martin, confirme qu’il y a eu erreur et que Michel Bernard n’avait que 16 ans en 1943.

Source: AVCC, Caen

Daniel Heudré

BERNARD Pierre, né le 30 juin 1922 à Brest (29). Étudiant en médecine. Arrêté le 23 novembre 1943 à Rennes, il est transféré de Rennes vers Compiègne le 29 juin 1944, puis est déporté de Compiègne vers Neuengamme le 28 juillet 1944. (Matricule 39355). Décédé le 31 mai 1945. Source Caen.

BERNHEIM Simon Lucien est né le 8 juillet 1884 à Paris 9è (Seine).  Fils de Eugène Bernheim et de Pauline Blum, Il est domicilié à Saint-Servan (Ille-et-Vilaine) et exploite avec sa femme un magasin de chaussures « Au Chat Botté ». Ancien combattant 14/18. De race juive, il est expulsé de la zone côtière interdite, d’octobre 1941 à décembre 1941 et se réfugie chez sa sœur à Auneau (Eure-et-Loire). Il revient clandestinement à Saint-Servan pour rendre visite à son épouse alors malade. Il est arrêté par les Allemands, le 15 décembre 1943, dans le car de Saint-Malo à Fougères, sur dénonciation d’un interprète de la Kommandantur. Il est interné à la maison d’arrêt de Saint-Malo, jusqu’au 19 janvier 1944, puis au camp de Drancy. Il est enfin déporté, le 3 février 1944 (convoi n° 67); 1, au camp d’Auschwitz. Il décède le 8 février 1944. Sources : DAVCC, Caen, 21 P 424 693 -  ADIV 6ETP2-3

Daniel Heudré

BERNIER Marcel Louis, né le 26 septembre 1922 à Vitré. Agent SNCF, facteur mixte à Concarneau. Réfractaire au STO. Son inspecteur S.N.C.F. de Quimper, le mit en relation avec M. CORBIER qui dirigeait à Quimper, le bureau des départs STO. et volontaires à la Feldgendarmerie. En réalité, il réussissait à camoufler de nombreux jeunes. Avec la complicité du Dr PIRIOU, il obtint un faux certificat de maladie, M. CORBIER annula la feuille de départ en Allemagne et délivra des sursis successifs, qui lui permirent de travailler à la S.N.C.F.. Avisé de l'arrestation de M. CORBIER en janvier 1944, il se réfugie chez ses parents à Fougères début 1944, rue de la Forêt, où il est arrêté dans la nuit du 24 au 25 février 1944 par la feldgendarmerie. Interrogé par la Gestapo de Rennes, il est interné à la prison Jacques Cartier de Rennes. Le 3 août, après l'appel des noms, les détenus après avoir reçu quelques vivres, sont rangés en colonne par 5 et rejoignent le lieu d'embarquement à La Courouze. Des wagons à bestiaux les attendent: 40 détenus par wagon et 5 à 6 sentinelles, qui s'assoient sur un banc de chaque côté des portes, mitraillettes chargées. Lors du mitraillage du convoi à Langeais,  le 6 août 1944, il réussit à s'échapper en traversant la Loire. (Son témoignage)

BERTHELOT Raymond , arrêté à Servon-sur-Vilaine (Ille-et-Vilaine)

Raymond, Jean, Marie Berthelot est né le 2 mai 1916 à Rennes (Ille-et-Vilaine). Monteur en chauffage central, marié, il est réfractaire au Service du travail obligatoire (STO). Membre des Francs-tireurs et partisans français (FTPF)-Front national,  il est sous les ordres d’Emile Petitjean. Hébergé chez sa grand-mère, Madame Veuve Haslet, au lieu-dit «La Bilouyère», en Servon-sur-Vilaine, il est arrêté, le 21 juin 1944, par la Gestapo et la Milice, pour détention d’armes, en même temps qu’une dizaine d’habitants de la région. Sont témoins de l’interpellation Adrien Rimasson, Madame Lucas, tous les deux de Servon-sur-Vilaine. Il est incarcéré au camp Marguerite, à Rennes. Maltraité au cours  de sa détention, il est interrogé au sujet d’une cache d’armes, reprochée à l’un de ses cousins et compatriote, Emile Lange. Dans la nuit du 2 au 3 août 1944,  il  part de Rennes en déportation, à bord d’un convoi à destination de l’Allemagne. Il s’évade  le 6 août 1944 à Langeais (Indre-et-Loire) et trouve refuge dans la nuit du 6 au 7 août, chez des Espagnols, puis il se rend à Châteaubriant (Loire-Inférieure, Loire-Atlantique), où il  rencontre les troupes américaines, le 8 août 1944. Interné politique.

Source : AVCC, Caen 27 P6
Daniel Heudré

BESNARD Albert Jean est né le 22 juin 1905 à La-Mézière (Ille-et-Vilaine). Fils de Jean, Louis Besnard et de Célestine Roulé, il est veuf d’Adèle, Armandine Gardien et le père de deux enfants à charge. Il est chauffeur de poids lourds. Il est arrêté le 28 juin 1943 à son domicile de Saint-Grégoire par les Allemands, sur dénonciation de lettre anonyme le présentant à tort comme communiste alors qu'il n'avait jamais déployé d'activité politique.  Il est interné à la prison Jacques Cartier de Rennes, puis à Fresnes. Il est ensuite déporté au camp de Buchenwald. Il décède le 20 mars 1945.  Déporté résistant. (Ne figure dans le livre mémorial) Source : DAVCC, Caen, 21 P 425 206, ACP 27 P6 Caen.

Daniel Heudré

BETFERT Marie Joseph Jean Louis, né le 11 mars 1902 à Henanbihen (22). Marié, 2 enfants. Militaire de carrière. Résidant à Saint-Malo. Arrêté à Rennes le 1er septembre 1943, il est déporté le 27 avril 1944 de Compiègne vers le KL Auschwitz-Birkenau (Matricule 185077). Il reçut avec les autres détenus, une boule de pain et un saucisson avant que tous soient entassés dans les 17 wagons qui composaient le convoi qui devait rallier Compiègne à la Pologne. Ce train sans retour, dit 'Convoi des Tatoués', y arriva le 30 avril suivant après trois nuits épouvantables de transport durant lequel près de 60 personnes périrent par manque d'air, de peur où d'angoisse. Le convoi fit halte le long d'un quai situé en rase campagne, à environ 2 kilomètres du camp d'Auschwitz/Monowitz. Ici les prisonniers descendirent des wagons et rejoignirent, à pied, le plus grand camp allemand de concentration et d'extermination où, ils furent immédiatement tatoués. Le lendemain 1er mai il fut recensé 1652 déportés dont 1580, y compris Marie Betfert, furent du 12 au 14 mai suivant transférés de la Pologne vers l'Allemagne dans le camp de Buchenwald. De là, 1000 détenus avec Marie Betfert rejoignirent, le 25 mai 1944, le camp de Flossenbürg. Le 15 juin suivant, Marie Betfert fut incorporé dans un groupe de détenus envoyé dans le camp d'Hersbrück, situé à environ 120 kms de Flossenbürg. Le voyage dura près de 24 heures, sans commodités.  C'est ici que s'acheva le parcours de Marie Betfert qui fut forcé, durant, près de huit mois, à travailler pour la construction d'une usine d'armement souterraine jusqu'à l'épuisement qui le fit décéder, âgé de 43 ans, le 4 février 1945.Autres lieux de déportation: Buchenwald, Flossenburg, Hersbruck où il décède le 4 février 1945. Sources: Ref Mémorial Déportés : Partie I, liste n°206. (I.206.). Texte J.O.R.F. : Betfert (Mary, Joseph, Jean, Louis), né le 11 mars 1902 à Henanbihen (Côtes-du-Nord), décédé le 4 février 1945 à Hersbrück (Allemagne). Carphaz.com

BETIN Jeanne, née VANDEWALLE le 19 juin 1923 à Nantes (44). Arrêtée le 13 septembre 1943 à Rennes, elle est déportée de Paris, gare de l'Est vers Ravensbrück  le 18 avril 1944. (Matricule 35452). Libérée le 5 mai 1945 à Holleischen. (Biographie)

 

Témoignage

BEUCHER Félix, né le 28 août 1907 à Pleumeuleuc (Ille-et-Vilaine).  (Ille-et-Vilaine). Fils de Louis Beucher, cultivateur et d’Alexandrine Lefeuvre, cultivatrice, il se marie avec Rosaline Becot. Ils auront trois enfants. Il exploite un café-charcuterie- épicerie au bourg de Laillé. Mobilisé, puis fait prisonnier en mai 1940, il est rapatrié le 21 avril 1942. Il travaille ensuite dans un service du Palais Saint-Georges, à Rennes. Suite à une dénonciation le 24 mai 1943, il est arrêté, place Hoche, à Rennes, et est convoqué au siège de la Feldgendarmerie, sur l’accusation d’un fusil de chasse et d’une douzaine d’étuis vides découverts à son domicile. Il est interné à la prison Jacques Cartier, de Rennes, puis à la prison du Cherche-Midi à Paris. Il est ensuite déporté "NN" de Paris, gare de l'Est vers Hinzert le  22 juillet 1943.  Il est libéré le 29 mars 1945 à Butzbach. (Source: AD35 167J29). Sa femme, Madame Beucher, sera condamnée le 19 janvier 1946 à cinq de réclusion pour avoir tenté d’empoisonner Félix Beucher et l’avoir dénoncé aux Allemands, suite au dépôt d’une plainte du mari revenu chez lui. Déporté politique. Source : DAVCC, Caen, 21 P 708 932

Daniel Heudré

BIERRA Jean, Isaïe, Léon est né le 21 août 1913 à Coutances (Manche). Fils d’Emile, Henri Bierra, cordonnier et de Léonie, Mélanie, Violette Bazire, il est employé de bureau. Il rejoint le réseau Ker des Forces Françaises Combattantes, à partir du 1er février 1942. Il est arrêté le 7 avril 1943 à Rennes par la Gestapo après avoir accompli une mission commandée, la remise d’un message à ses destinataires. Il est interné à la prison Jacques Cartier de Rennes, puis à celle de Fresnes et à celle de Compiègne. Il est déporté «NN» à  partir de Paris, gare de l’Est vers  Natzweiller (matricule 6826), puis à Brieg, Breslau et au camp de Gross-Rosen (Sibérie). Il rejoint enfin le camp de Dora. Il y décède le 1er mars 1945, des suites d’une dysenterie et d’une faiblesse générale. Chargé de mission de 3è classe homologué sous-lieutenant. Déporté résistant. Croix de guerre. Source: DAVCC Caen 21 P 425 717.

Daniel Heudré 

BITTAULT Jean, né le 12 décembre 1904 à Amanlis (Ille-et-Vilaine). Arrêté le 18 mars 1944 à Etrelles, il est déporté le 21 mai 1944 de Compiègne vers le KL Neuengamme. (matricule 30624). Autres lieux de déportation: Fallersleben-Laagberg, Wöbbelin où il décède le 1er mai 1945. Source: ACP 27 P6 Caen.

BIZIEN Jean, né le 20 octobre 1922 à Carhaix (Finistère). Fils de François, Marie Bizien, employé de chemin de fer et de Jeanne, Marie Quillien, il est docteur en médecine.  Il est membre de Défense de la France, à partir de 1943.   Il rejoint le réseau Jade Fitzroy, devient  agent de renseignements et recueille les informations relatives à l’ordre de bataille ennemi dans les zones côtières surveillées en Bretagne. Réfractaire au STO, il est arrêté par la Gestapo le 4 mai 1944 à Rennes (Ille-et-Vilaine). Il est interné à la prison Jacques Cartier, à Rennes, puis à Compiègne, le 30 juin 1944. Il est ensuite déporté au camp de Neuengamme (matricule 40 237), du 28 juillet 1944 au 4 août 1944, puis au kommando de Wattenstendt jusqu’au 15 avril 1945 et enfin à Ravensbrück. Il sera rapatrié le 17 mai 1945. Il attestera avoir été médecin adjoint du kommando de Wattenstendt ainsi que lors des transports vers Ravensbrück et lors du retour en France. Sous-lieutenant à titre fictif. Déporté résistant. Source : DAVCC, Caen, 21 P 710 297.

Daniel Heudré

BLANCHET Louis, né le 15 août 1922 à Saint-Jean-sur-Couesnon (Ille-et-Vilaine). Cultivateur. Membre du réseau Buckmaster (secteur Saint-Jean-sur-Couesnon). Il est arrêté le 29 novembre 1943 à Saint-Jean-sur-Couesnon, à la Reudais avec son père et son cousin. La grange de la ferme exploitée, renferme un important dépôt d'armes, munitions et matériel radio, parachuté au mois de septembre précédent. Transféré de Rennes vers Compiègne le 29 juin 1944, il est déporté "NN" de Compiègne vers Neuengamme le 28 juillet 1944. (Matricule 39362) où il décède le 16 janvier 1945. Lire Résistance et Milice à Saint-Aubin-du-Cormier

BLANCHET Louis, né le 22 mars 1897 à Saint-Jean-sur-Couesnon (Ille-et-Vilaine).  Membre du réseau Buckmaster (secteur Saint-Jean-sur-Couesnon). Il est arrêté le 29 novembre 1943 à Saint-Jean-sur-Couesnon, à la Reudais avec son neveu et son fils. La grange de la ferme exploitée, renferme un important dépôt d'armes, munitions et matériel radio, parachuté au mois de septembre précédent. Transféré de Rennes vers Compiègne le 29 juin 1944, il est déporté de Compiègne vers Neuengamme le 28 juillet 1944. (Matricule 39362). Il décède à Sandbostel le 16 janvier 1945. Autre lieu de déportation: Breme-Osterort. Lire Résistance et Milice à Saint-Aubin-du-Cormier

BLANCHET Pierre, né le 3 septembre 1922 à Saint-Jean-sur-Couesnon (Ille-et-Vilaine). Agent P1 du réseau Buckmaster dès le  1er juillet 1943. Arrêté le 29 novembre 1943 à Saint-Jean-sur-Couesnon, à la Reudais. avec son oncle et son cousin. La grange de la ferme exploité par son oncle, renferme un important dépôt d'armes, munitions et matériel radio, parachuté au mois de septembre précédent. Pierre Blanchet retrouve à la prison Jacques Cartier les membres de sa famille (Les Allemands avaient aussi arrêté son jeune cousin alors âgé de 15 ans qui devait faire 7 mois de prison). Transféré de Rennes vers Compiègne le 29 juin 1944, il est déporté vers le KL Neuengamme le 28 juillet 1944. (Matricule 40327). Envoyé au kommando d'Hunsun, où il fut soumis à un travail extrêmement pénible, la confection de tranchées anti-chars, au côté de son cousin Louis Blanchet. Il fallait travailler dans l'eau jusqu'à la ceinture, sous la schlague et avec une nourriture infecte et y insuffisante. Il succombe sous les coups de ses bourreaux le 22 novembre 1944 à Schwesing-Husum. Lire Résistance et Milice à Saint-Aubin-du-Cormier. Sources: ACP 27 P6 Caen - ADIV 6ETP2-33

BLATT Claire. Juive, née le 20 août 1938 à St-Quentin (Aisne). Arrêtée à Sainte-Marie le 7 décembre 1943 à 5 ans, elle est déportée par le convoi n° 64 parti de Drancy vers Auschwitz le 7 décembre 1943. Non revenue.

BLATT Sarah. Juive, née  le 28 décembre 1925 à St-Quentin (Aisne). Arrêtée à Sainte-Marie le 7 décembre  1943, elle est déportée par le convoi n° 64 parti de Drancy vers Auschwitz le 7 décembre 1943. Non revenue.

BLATT Szaïna. Juive, Polonaise, née le 11 septembre 1892 à Poddebic-Lodz. Arrêtée à Sainte-Marie le 7 décembre 1943, elle est déportée par le convoi n° 64 parti de Drancy vers Auschwitz le 7 décembre 1943. Non revenue.

BLATT Zzajma, juive polonaise, née le 23 février 1902. Arrêtée à Sainte-Marie le 16 juillet 1942, elle est déportée par le convoi n° 23 du 24 août 1942. Non revenue.

BLEUVEN Henri Jean Baptiste, né le 17 mars 1897. Garde maritime, il habite Dinard 6 bis, rue de la Corbinais pendant la guerre avec sa femme et ses trois enfants. Il favorise les départs de volontaires pour rejoindre les Forces Françaises Libres en Angleterre par voie de mer. Arrêté le 17 février 1941 à son domicile par la police militaire allemande, il est interné à Saint-Malo puis Saint-Lô. Jugé par un tribunal militaire dans la Manche qui le condamne à quatre années de travaux forcés, il est accusé d’intelligence avec l’ennemi. Transféré à Caen puis vers le fort de Villeneuve Saint-Georges, il est envoyé dans des prisons en Allemagne le 23 septembre 1943, à Rheinbach puis Siegburg. Il est libéré le 10 avril 1945. Il a obtenu le titre de déporté résistant, de CVR et de la médaille de la Résistance.  ADIV 6ETP2-33

BLIN Marie- Louise, née DODIER le 24 décembre 1902 à Rennes (Ille-et-Vilaine). Femme au foyer. Membre du réseau Ker dès le 1er février 1943, elle est arrêtée le 9 juin 43 à Saint-Thurial pour transport d'un poste radio émetteur. Elle est déportée NN en Allemagne le 17 février 1944. Lieux de déportation: Aachen, Lauban (26 octobre 1944), Ravensbruck (du 26 octobre 1944 au 2 février 1945, Mauthausen (le 2 février 1945). Libérée par la Croix-Rouge le 22 avril 1945 à Mauthausen. Nommée au grade de sous-lieutenant. Source: ACP 27 P6 Caen. ADIV 6ETP2-31.

BLOCH Jacques, Juif, Français, né le 8 mai 1872 à Grosbliederstroff (57) . Employé aux Tanneries de France à Rennes. Arrêté le 19 février 1943, il est déporté par le convoi n° 57 de Drancy vers Auschwitz le 18 juillet 1943. Non revenu.

BLOCH Julius (ou Julien), Juif, Français, né le 28 novembre 1906 à Grosbliederstroff (57). Employé aux Tanneries de France à Rennes. Arrêté le 19 février 1943, il est déporté par le convoi n° 53 parti de Drancy le 25 mars 1942 vers Sobibor. Non revenu.

BLOCH Paul, Français, Juif, né le 11 mars 1914 à Grossbliederstroff (57). Employé aux Tanneries de France à Rennes. Arrêté le 19 février 1943, il est déporté par le convoi n° 53 parti de Drancy le 25 mars 1942 vers Sobibor. Non revenu

BLOCH Zélie, née NEITER, épouse de Paul Bloch, née le 1er décembre 1878. (Toute la famille Bloch fut victime des agissements du délégué du Commissariat aux questions juives). Arrêtée le 19 février 1943, elle est déporté par le convoi n° 57 de Drancy vers Auschwitz le 18 juillet 1943. Non revenue.

BLONS René, marcel est né le 5 février 1920 à Caen (Calvados). Fils de Hamon Blons et de Louise, Léontine Guérin, il est célibataire. Il est ajusteur à la SNCF. Il est mobilisé du 9 juin 1940 au 26 septembre 1940.  Il est arrêté le 26 juillet 1943 à Rennes pour insultes à l’armée allemande et sabotage de matériel ferroviaire roulant à la suite d’une dénonciation. Il est interné à la prison Jacques Cartier, à Rennes. Il est ensuite déporté à Neuengamme (matricule 43191) le 24 janvier 1944, puis transféré à Weimar le 30 juillet 1944 et Buchenwald. Il est libéré le 11 avril 1945. Déporté politique. Soiurce: DAVCC, Caen, 21 P 711 370.

Daniel Heudré

BOADA NAVARRO Michel, né le 5 juillet 1905 à Olesa de Montserrat (E). Espagnol. Marié 2 enfants. Arrêté le 20 mai 1943 à Rennes, il est déporté le 21 mai 1944 de Compiègne vers le KL Neuengamme. Autre lieu de déportation: Fallersleben-Laagberg. Revenu des camps.

BOBILLE Madeleine, née TULLOU le 1er janvier 1925 à Rennes (Ille-et-Vilaine). Arrêtée le 12 avril 1943 à Rennes, elle est déportée "NN" le 17 février 1944. Lieux de déportation: Aachen, Lauban), Breslau, Ravensbrück, Flossenburg, Graslitz, Zwodau. Libérée en mai 1944 à Zwodau. (Article)

BODENAN Félix, né le 7 juillet 1921 à Fougères (Ille-et-Vilaine). Membre de la Jeunesse communiste, il avait la responsabilité d'organiser les jeunes de la région fougeraise pour constituer les O.S. "organisation spéciales". Arrêté le 31 mars 1944 à Fougères et condamné pour "activité communiste" le 15 avril 1944 par le tribunal spécial de Rennes à 8 ans de travaux forcés et à 1200 francs d'amende, il est déporté par le convoi parti de Compiègne le  22 mars 1944 vers le au KL Mauthausen. (Matricule 59599). Libéré le 7 mai 1945 à Loibl Pass. Biographie

 

BOHUON Eugène, né le 13 juin 1918 à Betton (Ille-et-Vilaine). Il entre dans le groupe FTP de Lanrigan-Dingé, en décembre 1943, sous le pseudonyme de "Génot, commandé par M. Le Run "Capitaine Delaunay", chef du secteur de la Résistance de Combourg. Incorporé dans le maquis de Broualan, il prit part à différentes opérations contre les Allemands. Il était plus spécialement chargé de convoyer des éléments du F.N. et de F.T.P., et d'assurer des transports d'armes parachutées et récupérées. Nommé chef de groupe à Dingé, il participe à une action dirigée contre les soldats allemands garde-voies, dont l'un est tué (région de Combourg). Selon toute vraisemblance, il est victime d'une dénonciation et est arrêté à Rennes par la Gestapo le 29 juillet 1944, au bar de "La chaumière", 6 rue du Lycée à Rennes. Appréhendé avec sa sœur et son frère Francis présents dans le café. Il est déporté le 2 août 44 de Rennes vers Belfort (Train dit de Langeais). Il aurait été interné au camp de Dachau où il est disparu. Non identifié dans le livre mémorial des déportés. Sa détention à Natzweiler puis Dachau bien que probable n'est attestée par aucun document. Lien externe: http://kristianhamon.blogspot.fr

BOHUON Francis, né le 26 juin 1911 à Servon-sur-Vilaine (Ille-et-Vilaine). Père de trois enfants. Membre depuis août 1943 du réseau de résistance F.T.P. dirigé par le général Allard et le commandant Pétri, sous le "pseudonyme de "Louis", et après avoir fait partie des maquis de Broualan et de Saint-Marcel, il est arrêté avec son frère Eugène et sa sœur Léontine, par la Gestapo, au bar de "La Chaumière", 6 rue du Lycée à Rennes le 29 juillet 1944. Interné à Jacques Cartier, après avoir été interrogé par la Gestapo au siège de la SD, rue Jules Ferry. Il est sauvagement torturé par les miliciens avant d'être incarcéré à la prison Jacques Cartier de Rennes. Il est dans le dernier convoi qui quitte Rennes le 3 août 1944. Arrivé à Belfort, il est libéré au Fort-Hatry le 26 août 1944. Source: Source: ACP 27 P6 Caen. Lien externe: http://kristianhamon.blogspot.fr.

BOHUON Léontine. Arrêtée le 29 juillet 1944 à Rennes avec ses deux frères Francis et Eugène, par la Gestapo, au bar de "La Chaumière", 6 rue du Lycée à Rennes. Elle est dans le dernier convoi qui quitte Rennes le 3 août 1944. Arrivée à Belfort, elle est libérée au Fort-Hatry le 26 août 1944.Source: Source: ACP 27 P6 Caen. Lien externe: http://kristianhamon.blogspot.fr.

BOIROUX Ange Désiré, né le 21 avril 1899 à Poilley (Ille-et-Vilaine). Il entre dans le groupe de résistance du Front National et des F.T.P.F. de La-Boussac et participe aux préparatifs d'attaque contre les transports allemands sur la ligne Dol-Pontorson. Il héberge à son domicile les réfractaires et des maquisards. Il établit de fausses cartes d'identité à des résistants. Victime présumée d'une dénonciation, il est arrêté le 20 novembre 1943 après s'être rendu sur convocation au bureau de la Gestapo à Paramé. Il est interné jusqu'en février 1944 à Saint-Malo. Le 18 juin 1944, il est déporté  de Compiègne vers Dachau. (Matricule 74307). Il décède le 13 septembre 1944 à Hersbruck. Autre lieu de déportation: Flossenburg. ADIV 6ETP2-33

BOITEL Félix Pierre Marie est né le 10 novembre 1901 à La-Chapelle-St-Aubert (Ille-et-Vilaine).  Fils de Félix Boitel et d’Anne Marie David, il est marié et père de trois enfants. Il est mobilisé le 19 mars 1940 et travaille dans une usine au Mans. Il est libéré le 27 août 1940 en zone libre et rentre chez lui.  Il est artisan plâtrier à Rennes, Boulevard des Trois-Croix.  Dès le début de l’Occupation, il facilite l’évasion des prisonniers français détenus à Rennes et fournit des vêtements pour leur camouflage. Il organise, par la suite, des chantiers d’ouvriers du bâtiment à la campagne afin d’y employer des hommes désignés pour aller travailler à l’organisation Todt à Saint-Malo. Il est arrêté le 5 mars 1943, à 7 heures du matin par la Gestapo, à son domicile, pour avoir caché un ouvrier ayant refusé de travailler pour Todt.  Il est interné à la prison Jacques Cartier à Rennes, puis à Compiègne jusqu’au 18 avril 1943. Il est déporté à Mauthausen (matricule 27 809), puis à Viennes -Neustadt, à Dora et Bergen-Belsen où il travaille au montage de coques de V1 etV2. Il est libéré par les Anglais à Bergen-Belsen le 15 avril 1945. Il est rapatrié par Bruxelles par avion et dirigé sur Paris par le train.  Il entre à l’hôpital militaire pour blessures. FFI. Déporté politique. Sources: DAVCC, Caen, 21 P 712 331.ADIV 6ETP2-31.

Daniel Heudré

BOIVENT Georges (fils), né le 4 juin 1926 à Fougères (Ille-et-Vilaine). Chaudronnier. Célibataire. Arrêté le 3 février 1944 à Fougères, il est déporté le 4 juin 1944 de Compiègne vers Neuengamme. (Matricule 33536). Autre lieu de déportation: Sachsenhausen. Libéré le 26 avril 1945 à Falkensee.

Documents

 

 

 

BOIVENT  Georges (père), né le 22 octobre 1901 à Fougères (Ille-et-Vilaine). Marié, 3 enfants. Ouvrier en chaussures à l'usine Delelys, rue de la Forêt à Fougères de 1940 à avril 1943. Artisan cordonnier d'avril 1943au 3 février 1943, date de son arrestation. Entré dans la Résistance en 1943, il participe à la diffusion de la presse clandestine. Son domicile devient lieu de rendez-vous et P.C. du commandant Tanguy. Il abrite et héberge de nombreux réfractaires et F.T.P. Il assure la liaison entre les groupes de la région de Fougères. Il participe à la confection de bombes et à plusieurs attentats contre l'ennemi. Il assure le service de renseignements. Arrêté le 3 février 1944 à Fougères, il est déporté le 4 juin 1944 de Compiègne vers Neuengamme. (matricule 33535). Autre lieu de déportation: kommando de Brême-Osterort. Il décède le 10 mai 1945 à Sandbostel. Distinctions: Croix de guerre avec étoile d'argent; nommé au grade de sous-lieutenant FFI.   ADIV 6ETP2-31.

Documents

BOIZART Maria Eugénie Henriette est née le 2 décembre 1888 à Andouillé-Neuville (Ille-et-Vilaine). Fille de Michel Leduc et d’Henriette Honoré, elle est la veuve de Louis, Ernest, Marie Boizart. Elle est agent de renseignements et sert de boîte aux lettres. Domiciliée 42 rue Vasselot, elle est arrêtée par la Gestapo à Rennes, 4 rue Thomas le 2 avril 1944, sur dénonciation.  Elle est internée à la prison de Rennes d’avril 1944 à juillet 1944. Elle est ensuite déportée de Rennes le 2 août 1944 vers le Fort Hatry de Belfort. Elle est transférée le  1er septembre 1944 vers Ravensbrück (matricule 62804). Atteinte de dysenterie, elle est partie pour le Revier. Elle est supposée morte le 15 janvier 1945. Déportée résistante. Morte pour la France. Source: DAVCC, Caen, ACP 27 P6 - AC 21 P 247 418.

Daniel Heudré

BOIZART Marie-Thérèse, née EECKAUT ou ECKAUT, est née le 22 décembre 1922 à Saint-Aubin-du-Cormier (Ille-et-Vilaine).  Fille de Louis, Ernest, Marie Boizart et de Maria, Eugénie, Henriette Leduc, domiciliés à Saint- Aubin-du-Cormier, elle acquiert la nationalité belge. Elle est sténodactylo. Agent P2 du réseau F2.  Elle est arrêtée le 3 avril 1944  à Rennes, rue Vasselot par la Gestapo, sur dénonciation. Elle est internée à Rennes, puis est transférée le 2 août 1944 à partir de Rennes en direction de Belfort.  Le 1er septembre 44, elle est déportée vers Ravensbrück. (Matricule 62805) . Autre lieux de déportation: kommando de Ludwigsfelde, Sachsenhausen, Genshagen. Revenue. Elle est rapatriée le 15 mai 1945. Sa mère mourut en déportation. Déportée résistante. Croix de guerre. Source: DAVCC, Caen, 21 P 640 864.

Daniel Heudré

BONACHO PACHECO Valentin. Espagnol, né le 31 décembre 1897 à Gigon (E). Arrêté le 23 mars 1944 à Saint-Servan (Ille-et-Vilaine), il est déporté le 18 juin 1944 de Compiègne vers le KL Dachau. (Matricule 74153). Libéré le 29 avril 1945 à Dachau.

BONENFANT Marie, née DIBONET, née le 7 août 1899 à Notre-Dame-du-Guildo (Côtes-du-Nord).. Compagne de Mme Pommier, Léonie Corre, Mme de la Motte Rouge et Albertine David à Jacques Cartier. Arrêtée le 15 mars 1944 à Rennes, elle est internée à Romainville puis est déportée de Paris, gare de l'Est vers Sarrebruck (camp de Neue Bremm) le 8 juin 1944. Autre lieu de déportation: Ravensbrück (Matricule 43051) où elle décède le 8 juin 1944 ?  Source: AC 21 P 247 480.

BORGAT Joseph , une audace qui coûte cher

Joseph, Marie Borgat est né le 28 août 1906 à Guer (Morbihan). Célibataire, jardinier et petit exploitant agricole, il habite à la Méttrie à Orgères (Ille-et-Vilaine) au moment de son arrestation Son acte de Résistance est d’une grande impertinence, voire insolence à l’égard de l’Occupant et d’un parti collaborationniste. A la vitrine d’un bureau franciste, rue du Chapitre à Rennes, le 13 juin 1943, il lacère des journaux collaborateurs et appose un emblème anti-collaborateur, un drapeau français portant au milieu une couronne d’épines et la mention suivante « Je ne collabore pas au crime avec Hitler et ses salariés », apposé dans ce même bureau franciste. Avec des dates parfois imprécises, on peut retracer la détention et la déportation. Il est interné à Rennes, du 13 juin 1943 au 23 juin 1943, puis à Compiègne, du 23 juin 1943 au 17 décembre 1943. Il est ensuite déporté à Buchenwald avant Noël 1943 jusqu’à la fin mars ou début avril 1945. Il est transféré à Flossenbourg jusqu’au 10 avril 1945. Il est rapatrié le 2 juin 1945 par le centre de Paris-Lutétia. Résistant isolé. Reconnu déporté politique.

Source: AVCC, Caen

Daniel Heudré

BOSSIERE Louis, né le 28 août 1909 au Havre (76) en Seine-Inférieure (Seine-Maritime actuelle). Employé à la SNCF de Rennes, il est domicilié rue Bigot de Préameneu. Il est veuf. En 1941, il commence à s’impliquer dans des actes de résistance avec les cheminots  du Front National de Libération de la France puis avec les FTPF (Francs-Tireurs et Partisans Français). Il participe à des sabotages du matériel roulant ainsi que sur des pièces aux ateliers. Il participe aux diffusions de tracts et de journaux clandestins qui dénoncent l’occupation nazie. Il est responsable d’un groupe qui assure le recrutement de nouveaux patriotes et les liaisons entre groupes dans le secteur de Rennes. Il est arrêté par la SPAC. (Service le la police anticommuniste) le 23 novembre 1943 à Rennes, sur les lieux de son travail à l’atelier SNCF. Il est interné à la prison Jacques Cartier de Rennes du 23 novembre au 24 décembre 1943. Puis il est transféré à la prison de Laval où il reste jusqu’au 4 mai 1944. Ensuite, il fait un séjour dans la prison d’Angers du 4 au 27 mai 1944. Puis il est envoyé à Compiègne, au camp de Royallieu, plate-forme de départ pour les camps de déportation. Le 4 juin 1944, il est envoyé au camp de Neuengamme (Matricule 33672). Autre lieu de déportation: Stuthof. Il décède le 1er mars 1945 à Hannover. Sources: ACP 27 P6 Caen - ADIV 43 W 30. ADIV 6ETP2-33

                                                        Renée Thouanel-Drouillas 

BOUDAT D'AVANCY Eugène Edmond, né le 6 mars 1922 à Novéant (57). Gardien de nuit dans un centre d'accueil pour réfugiés. A contribué à l'évasion de prisonniers de guerre. Il est venu en aide aux jeunes du STO, en leur donnant asile au centre d'accueil de Rennes en leur fournissant des cartes d'alimentation et des fausses cartes d'identité. Arrêté par les Allemands le 16 avril 1944 et incarcéré à Rennes, il est remis en liberté le 28 avril 1944. Relâché fautes de preuves. Il est de nouveau arrêté à Rennes fin juillet ou début août. Déporté de Rennes début août et transféré de Belfort vers Neuengamme le 29 août 1944. (Matricule 43602). Autres lieux de déportation: Fallersleben-Laagberg, Wöbbelin.  Libéré le 2 mai 1945 à Wöbbelin.

BOUESTE François, Jean, Auguste est  né le 17 mai 1914 à Moussé (Ille-et-Vilaine). Arrêté à Drouges après avoir participé à un parachutage d'armes le 15 juillet 1944Le meilleur témoignage est celui de Jules Bulourde, cultivateur exploitant la ferme de La Prée en Drouges. Sur son terrain, 5 avions Lancaster  larguent dans la nuit des tonnes de matériel. Les résistants commencent aussitôt à déblayer la prairie et seront obligés  de reprendre leur ouvrage la nuit suivante, à la baraque de l’Essart. François Boueste assure une partie du transport du matériel à l’aide d’un plateau tracté par deux chevaux, suivi par 4 autres charrettes, aux lieux des dépôts prévus. Lors du dernier convoi, semble-t-il, il est arrêté entre Rannée et Fontaine-Couverte (Mayenne), ainsi que le second convoyeur, Émile Desbois qui se serait suicidé à la prison Jacques Cartier de Rennes. Boueste est interné à Jacques Cartier, à  Rennes,  à partir du 21 juillet 1944. Puis il est déporté début août 1944 pour Belfort. Il est ensuite transféré à Neuengamme, le 29 août 1944 et est probablement décédé au camp de la Tourbe, près de Sandbostel. Mort pour la France. (Source Jo: 199-27/8/1996).
Daniel Heudré

BOUGEARD Bernard, né le 15 septembre 1910. Avait pris part à l'attaque du wagon d'essence à Messac (Ille-et-Vilaine). Contrôleur des viandes, il est arrêté à Guipry le 30 mai 1944. (Dénoncé par Le Bihan). Incarcéré à Jacques Cartier le 31 mai 1944. Il recueille le dernier souffle de Gaston Tardif, tué de trois balles de mitrailleuse lors de l'attaque du train à Langeais.

BOUILLON Michel, né  le 4 février 1924 à Clichy (75). Arrêté à Combourg, il est déporté de Compiègne le 20 avril 1943 vers le KL Mauthausen. (Matricule 28685). Revenu.

BOULAIRE Jacques, né le 25 juillet 1923 à Brest (29) .Étudiant. Domicilié à Brest. Arrêté le 4 mai 1944 à Rennes, il est transféré de Rennes vers Compiègne le 30 juin 1944, puis est déporté «NN» de Compiègne vers Neuengamme le 28 juillet 1944. (Matricule 39371). Autres lieux de déportation: Wittlich, Sandbostel où il est libéré le 29 avril 1945. Source: fichier Caen.

BOULANGER Albert, né le 7 août 1921 à Saint-Symphorien (Ille-et-Vilaine). Il entre dans le groupe de Résistance "Le Gac" en avril 1944. et apporte son aide pour la libération des patriotes à Vitré. Il camoufle à son domicile du matériel. Il abrite dans sa ferme, des réfractaires, des FTP ainsi que des patriotes évadés de la prison de Vitré. Arrêté le 3 mai 1944 à La-Bouexière (Ille-et-Vilaine) en compagnie des ses frères, par la Milice et la Gestapo. Incarcéré à Rennes et à Compiègne, il est déporté à Neuengamme le 26 mai 1944. Non revenu. Non identifié dans le livre mémorial des déportés.

BOULANGER André, né le 20 janvier 1922 à St-Symphorien (Ille-et-Vilaine). Célibataire. Cultivateur. En septembre 1943, il entre dans le groupe de Résistance de La-Bouexière où il participe à l'hébergement à son domicile de nombreux F.T.P.F. et personnes vivant dans l'illégalité et apporte son aide aux patriotes de la prison de Vitré. Il est arrêté le 3 mai 1944 à La-Bouexière. Incarcéré à Rennes puis Compiègne, il est déporté le  21 mai 1944 vers le KL Neuengamme. (Matricule 30315). Il décède le 2 mai 1945 à Wöbbelin.

BOULANGER Jean Baptiste, né le 5 juillet 1920 à St-Symphorien (Ille-et-Vilaine). Célibataire. Cultivateur. Arrêté le 3 mai 1944 à La-Bouexière (Ille-et-Vilaine), il est déporté par le convoi parti de Compiègne le  21 mai 1944 vers le KL Neuengamme. (Matricule 30318). Libéré le 30 avril 1945 à Ravensbrück. (ADIV 35 167 31/2)

BOULANGER Louis, né le 4 avril 1915 à Rennes. Serrurier à la S.N.C.F.. Il participe activement à la propagande dans le groupe des cheminots de Rennes monté par Jean Rouault. Il diffuse des tracts et des journaux clandestins. Recherché par la S.P.A.C. (Service de police anti-communiste) de Rennes, il est arrêté le 1er avril 1942 à Bain-de-Bretagne, par la Brigade de gendarmerie. Interné à la prison Saint-Hélier de Rennes, puis Fontevrault et Compiègne. Il est déporté le  22 mars 44 vers le KL Mauthausen. (Matricule 59627). Il décède  le 18 janvier 1945 à Auschwitz. Source: ACP 27 P6 Caen.

BOURDAIS Constant, né le 24 février 1907 à Corps-Nuds (Ille-et-Vilaine). Marié. Domicilié à Ossé (Ille-et-Vilaine). Déporté. Non revenu. Non identifié dans le mémorial des déportés de France. Décédé à OSSE le 8 décembre 1952 .Source: fichier de Caen.

BOURDAIS Marthe Elisabeth. Née ROBINET le 9 février 1896 à Vôves (28). mariée. Employée de bureau, elle fait de la propagande anti allemande par la diffusion de tracts, aux Nouvelles Galeries parmi le personnel. Suite à une dénonciation de son directeur, elle est  arrêtée le 18r mai 1942 à Rennes par la Gestapo, elle est déportée "NN" le 26 juin 1942 de Paris, gare de l'Est vers Aix-la-Chapelle. Autres lieux de déportation: Flusback, Lauban, Jauer, Breslau, Aichach où elle est libérée le 29 avril 1945. ADIV 6ETP2-31.

v-bourdan.jpg (3183 octets)BOURDAN Pierre. De son vrai nom Pierre Maillaud, speaker à Radio Londres. Né le 13 mai 1909 à Perpignan, Pierre Maillaud passe une partie de son enfance dans la Creuse, au village du Bourg d'Hem, en souvenir duquel il prend, en 1940, pour parler à la radio, le pseudonyme de Pierre Bourdan. Il débute sa carrière comme journaliste : il écrit dans "La Journée Industrielle", "Le Soir", puis devient sous-directeur d'Havas à Londres ... Il est à l'origine de "l'Agence française indépendante", à Londres dont le réseau des correspondants et de distribution préfigure l'organisation de l'Agence France-Presse. Il parle à Radio Londres de juillet 1940 à juin 1944, participe à l'émission "Les Français parlent aux Français" ... Il fut le 3 août 1940, l'auteur de la célèbre affiche" La France a perdu une bataille; mais n'a pas perdu la guerre. Correspondant de guerre, il est arrêté par les Allemands près de Rennes le 1er août 1944. Il traverse  Rennes  à  pied  sous  bonne  escorte et rejoint le camp de prisonniers à la Courouze, Il fait partie du dernier convoi  de déportés qui quitta Rennes quelques heures avant la libération de la ville. Il réussit à s'échapper à Saint-Martin-la-Place le 6 août 1944. Député UDSR à la première assemblée constituante de la Creuse en 1945, puis de Paris en 1946, Ministre de la Jeunesse, des Arts et des Lettres, chargé des services de l'information dans le gouvernement Ramadier du 22 janvier au 22 octobre 1947. A ce titre l'on peut considérer qu'il est le ministre de la culture "créateur" du festival d'Avignon et du festival de Cannes. C'est à  Marly qu'il  vient  se  reposer et y écrit  son célèbre "Carnet de retour avec la division Leclerc. Dans le domaine des arts et des lettres, il institue "l'aide à la première pièce", en faveur des auteurs dramatiques. Il meurt prématurément à 39 ans au cours d'une promenade en mer. Il est inhumé cimetière Boulhet de Marly-le-Roi.

BOURDILLEAU Marcel, né le 28 novembre 1899 à Lorient (56). Marié, 3 enfants. Employé. Domicilié à Rennes. Membre du réseau Mithridate, sous le pseudo CELO depuis juin 1942 comme agent de renseignement. (Son chef direct: Capitaine Lanlo). Il dresse des plans détaillés de la ville de Rennes avec tous les objectifs militaires.  Il signale les postes de radio gonio. Il dresse des plans des fortifications des cotes d'Ille-et-Vilaine de Saint-Malo et de saint-Briac. Il établit des liaisons radio quotidienne à son domicile. Arrêté le  29 juin 1944 à Rennes, il est déporté de Compiègne le 6 avril 1944 vers le KL Mauthausen (Matricule 62012). Autres lieux de déportation: Melk, Ebensee où il est libéré le 6 mai 1945. Nommé au grade de sous-lieutenant. Sources: Fichier de Caen; ADIV 6ETP2-31.

BOURDINIÈRE Robert , arrêté à Rennes

Robert, Joseph, René Bourdinière est né le 4 mai 1924 à Rennes (Ille-et-Vilaine). Célibataire, employé SNCF, il est domicilié à Rennes, 41 rue de Nantes. Il est arrêté chez lui, le 14 février 1944,  par la Gestapo car il distribue des tracts et des journaux « Défense de la France ». Accusé de faire de la Résistance et aussi d’être réfractaire au Service du travail obligatoire (STO), il est conduit, le matin, pas les agents de la Gestapo aux bureaux de la rue Jean Macé. Il est condamné aux travaux forcés. Il est interné jusqu’au 25 avril 1944. Il est déporté de Compiègne le 27 avril 1944 vers le KL Auschwitz-Birkenau (matricule 185147). Il est transféré le 12 mai 1945   à Buchenwald (matricule 52497), puis dirigé sur Flossenbürg, le 24 (ou 25) mai 1945 (matricule 9468).  Il est libéré à Cham (Allemagne).  

Source: AVCC, Caen, ACP 27 P6

Daniel Heudré

BOURET Robert. Responsable de l'ensemble des maquis de Bretagne. Arrêté le 19 décembre 1943 à Plerguer. Non identifié dans le mémorial des déportés de France. Source: Mémoire de captivité du Dr Mainguy

BOURGES Francis, né le 22 mars 1910 à Montebourg (50). Fils du garagiste de Montfort-sur-Meu (Ille-et-Vilaine). A participé au premier parachutage d'armes en Ille-et-Vilaine (Réseau  Maurel - Overcloud). Arrêté le 23 août 1942 à Montfort-sur-Meu. Emprisonné à Rennes puis Fresnes, il est déporté de Compiègne le 20 avril 1943 vers le KL Mauthausen. (Matricule 27828). Le 19 mai 1943, il est dirigé sur celui de Buchenwald (Matricule 9539) où il est arrive le 21 Mai 1943 puis est transféré le 28 octobre 1944 au camp de concentration de Neuengamme (Matricule 63668). Revenu. Source: ACP 27 P6 Caen. Témoignages

BOURHIS André Charles, né le 15 juillet 1910 à Lambazellec (29). Marié, 1 enfant. Garçon coiffeur. Il était membre de la Défense Passive de Paramé dans laquelle il dirigeait l'une des cinq équipes de secours. A ce tire, il était parvenu à convaincre les Allemands pour récupérer du bois, du charbon, des sacs de farine, de seigle ainsi que des pâtes alimentaires destinés aux membres de l'organisation Todt et abandonnés dans l'usine située en bas de la côte des Masses. Après avoir été arrêté, le 27 janvier 1944 à Saint-Servan, il fut transféré dans le Frontstalag 122 à Royallieu d'où, il fut déporté par le train parti de Compiègne le 21 mai 1944 vers le KL Neuengamme. (matricule 30625). Il décède le 9 février 1945 à Watenstadt. (Drütte/Salzgitter). Sources; ADIV 167 J -Mémorial Déportés : Partie I, liste n°214. (I.214 - Journal Officiel : J.O.R.F. n° 250 du 28 octobre 1987 p12545 (Arrêté du 17 septembre 1987) - Carphaz.

BOURIEL Raymond, né le 11 juillet 1912 à Rennes. Arrêté sur dénonciation et incarcéré à la maison d'Arrêt de Rennes le 30 mars 1943, il est déporté  dans un convoi parti de Compiègne le 27 juin 1943 vers Buchenwald. Il serait décédé pendant le transport peu après le passage de la frontière. ADIV 167 J.

BOURLET Fernand, né le 24 juillet 1911 à Rieux (56). Il quitte la région parisienne pour se fixer à Guignen d'où sa femme est originaire. Il est arrêté le 28 juillet 1944 lors de la rafle de Guignen, avec 19 autres personnes. Il est interné au camp Margueritte jusqu'au 3 août 1944, date à laquelle un convoi  de détenus fut formé à destination de l'Allemagne. Il réussit à s'évader à Langeais le 6 août 44 lors du mitraillage du convoi par l'aviation alliée.

BOURRIGAN Gaston, né le 7 juillet 1920 à Toulon (83). Dessinateur à Laval (53). Arrêté le 27 novembre 1943 à Rennes, il est déporté dans des prisons en Allemagne le 27 mars 1943. Son parcours: Karsrhure, Rheinbach, Kassel, Sieburg, Rockenberg où il est libéré le 27 mars 1945.

BOUSSIN Alphonsine, née RUE le 4 décembre 1920. Arrêtée le 12 août 1942 peu après son mari à Rennes. Elle sera condamnée à quinze mois de prison et déportée en Allemagne, puis ramenée à la prison de Fresnes et libérée le 16 décembre 1943. (Son mari, Joseph Boussin arrêté le 31 juillet 1942, sera fusillé au lieu-dit La-Maltière à Saint-Jacques-de-la-Lande le 30 décembre 1942) (Document)

BOYAUX Alexandrine Jeanne (dite Geneviève), née le 5 juillet 1894 à Paris 14ème. Directrice de l'Ecole Pigier à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine). Domiciliée 5 rue de Porcon de la Barbinais à Saint-Malo (Intra-muros). Elle rédigeait, avec Julienne Rozé, les tracts relatant les faits et gestes des Allemands et les décisions du Gouvernement de Vichy ainsi que les émissions de la B.B.C. Après avoir été arrêtée, le 29 juillet 1942 à Saint-Malo, puis incarcérée plusieurs mois à Rennes, Alexandrine Boyaux fut transférée dans le Frontstalag 122 à Royallieu d'où, elle fut déportée par le convoi parti le 28 avril 1943 en direction du camp de Concentration de Ravensbrück (Matricule 19408) qui depuis 1939 était réservé aux femmes mais qui en 1941 reçu aussi des hommes et dans lequel de nombreuses expériences médicales de tous ordres furent pratiquées sur les prisonniers. En avril 1943, le camp de Ravensbrück fut équipé d'un crématoire à deux fours et plus tard, une chambre à gaz y fut installée et fonctionna de janvier à avril 1945 dans laquelle plus de 5.000 personnes y furent gazées dont Alexandrine Boyaux  après avoir souffert durant près de deux ans, elle est gazée le 7 mars 1945.  Sources: Mémorial Déportés : Partie I, liste n°95. (I.95.)- Carphaz.

BOYER Émile, né le 19 février 1892 à Bordeaux (33). Inspecteur PTT. Arrêté le 17 mai 1944, 101 bd de Metz à Rennes, il est déporté «NN» le 28 juillet 1944 de Compiègne vers Neuengamme. (Matricule 39375). Autres lieux de déportation: Flossenburg , Leitmeritz. Libéré le 10 mai 1945. Source: ACP 27 P6 Caen.

BRANCA Anna, née DUVEAU le 1er octobre 1893 à Acigné (Ille-et-Vilaine). Couturière. Elle arrêtée à Rennes, 7 impasse du Verger en qualité de membre du réseau de Résistance F-2 auquel elle appartenait depuis 1943, le 7 avril 1944. Elle avait caché son fils réfractaire et résistant, et détruit des papiers. Elle fait partie de l'avant dernier convoi qui quitte Rennes le 2 août 1944 vers l'Allemagne. A Belfort, elle est transférée vers Ravensbrück le 1er septembre 1944.(Matricule 62806) où elle décède le 1er décembre 1944.

BRENEOL Jean, né le 27 octobre 1897 à Pont-Groix (29). Couvreur. Il entre dans un groupe du Front National en 1941 et diffuse la presse clandestine. Nommé trésorier des groupes de Bretagne de la région de Fougères, il s'occupe particulièrement de collecter des fonds pour venir en aide aux familles d'emprisonnés. Il fournit des renseignements sur les déplacements de troupes et de matériel. Il est arrêté le 9 novembre 1943 à Fougères par 4 feldgendarmes allemands et interné à Rennes puis à Compiègne d'où il est déporté le 21 mai 1944 vers le KL Neuengamme. (Matricule 3032) où il décède le 9 décembre 1944. Homologué au grade  de sergent au titre de la Résistance française intérieure. ADIV 167 J; 6ETP2-31.

BREVET Prosper, né le 15 juin 1886 à Nantes (44), ancien combattant de la guerre 14-18, chevalier de la Légion d'Honneur, Croix de Guerre. Membre de l'A.S. Entrepreneur de menuiserie à Redon, il prit une part active dans l'organisation de la Résistance. Sous les ordres du Lieutenant Martin (ex chef de la Brigade de gendarmerie de Redon (arrêté et fusillé à Caen), chef responsable de la région redonnaise de l'Armée Secrète, M. Brevet forma des groupes armés dont il devint un des chefs. Il s'occupa également du camouflage des réfractaires au STO. et de la distribution de fausses cartes d'identité. C'est sur une dénonciation de Le B.. qu'il sera arrêté le 28 mai 1944 ainsi que plusieurs autres membres de son organisation (dont Angèle Deplantay) à son domicile 15 rue Saint-Michel. Conduit rue du Tribunal, siège de la Gestapo, il fut écroué le lendemain à la prison Jacques Cartier à Rennes et dirigé sur l'Allemagne le 3 août 1944. Il est libéré à Belfort le 26 août 1944, avec un groupe de prisonnièrs de la région de Redon le 26 août 1944. Aidé par le Secours national, le groupe est dirigé vers Giromagny à 15 km de Belfort. Logée par la population patriote, il réussira  avec 7 autres prisonniers (Rosalie ROUAULT, Philémon FORESTIER, Angèle DEPLANTAY, Marie CAHOUR, Alice DUCHENE et Juliette LE FLOCH) à passer en  Suisse à Delle le 16 octobre grâce à Madame MORANDINI (arrêtée le même jour lors de son passage le 16 octobre 1944.  Il  sera ensuite dirigé quelques jours plus tard vers la zone libérée à Pontarlier.. (ADIV35 167 J 45; 167J 31/2; 6ETP2). 

BRIAND Camille, né le 7 septembre 1923 à Saint-Servan-sur-Mer (Ille-et-Vilaine). Sa mère tenait un café à Plerguer fut arrêté le dimanche 19 décembre 1943, à quatre heures du matin, dans le prieuré de Saint-Yvieux (35 - Le Tronchet) qui était devenu une sorte de ferme inhabitée près la forêt du Mesnil. Cette arrestation de neuf Résistants du maquis de Saint-Yvieux fit suite à la dénonciation d'un certain Georges qui, plus tard, fut abattu à Guingamp en février 1944. Camille Briand fut déporté de Compiègne le 27 janvier 1944 vers le camp de Buchenwald.( Matricule 43857). De là, il fut transféré dans le camp de Schandelah qui était une usine d'extraction et de traitement de pétrole brut. Le 10 avril 1945, tous les détenus du camp de Schandelah furent embarqués dans un convoi de wagons de marchandises à destination du camp de Wöbbelin, près de Ludwigslust, créé en février 1945 par les Nazis afin d'en faire un lieu de rassemblement de prisonniers dans le but d'empêcher la libération de ceux-ci par les alliés. Le train y arriva le 13 avril suivant, via les camps de Magdeburg, Stendal et Wittenberge qui furent vidés des rescapés. Enfin, le 02 mai 1945, les troupes américaines s'emparèrent du camp de Wöbbelin et tous les prisonniers, dont Camille Briand, furent libérés deux jours plus tard le 4 mai 1945.  Sources: Mémorial Déportés : Partie I, liste n°173. (I.173.) Carphaz.

BRIAND Guy, né le 1er novembre 1883 à Paris. Artisan horloger à Dinard, il sabotait les objets que les Allemands lui confiaient. Arrêté le 5 décembre 1942 à Dinard, il est déporté le 24 janvier 1943 de Compiègne vers le KL Sachsenhausen. (Matricule 5819). Libéré le 11 avril 1945 à Buchenwald. (ADIV: 167J-31/2)

BRIAND Marcel, né le 24 mai 1910 à Saint-Martin-des Champs (29). Domicilié à Sauderneau (29) au moment de son arrestation. Arrêté le 20 décembre 1943 au maquis de Plerguer (Ille-et-Vilaine) en compagnie de Marcel Peucat, il est déporté de Compiègne le 27 janvier 1944 vers le KL Buchenwald. (Matricule  43699). Autres lieux de déportation: Dora, Ellrich, Blankenburg où il est rapatrié en avril 1945.

BRIANTAIS  André, né le 14 août 1926 à Rennes (Ille-et-Vilaine). Employé à la S.N.C.F.. Il adhère au Front National. Il est arrêté le 19 septembre 1943 à Rennes et condamné pour "Insultes à l'armée allemande" à deux ans et demi de prison par le Tribunal Militaire allemand. Il est déporté le 26 mars 1944 en Allemagne. Son parcours: Anrhrat, Woolbeck, Wolfenbüttel où il est délivré par l'avance alliée le 11 avril 1945. Sources: ACP 27 P6 Caen - ADIV: 167J-31/2.

BRINDEAU Joseph, Louis Auguste est né le 10 avril 1919 à Saint-Ouen-des-Alleux (Ille-et-Vilaine). Fils de Paul, René, Lucien Brindeau et d’Augustine, Jeanne, Marie Divel, il est boulanger-pâtissier. Célibataire, il habite chez ses parents, 12, boulevard Jean Jaurès, à Fougères. Il appartient au réseau Ceux de la Libération et est membre d’une équipe d’action du groupe René Gallais, d’après l’attestation du président du CDLL, le colonel Ginas. Il participe à l’organisation et au transport d’armes, ainsi qu’à à la constitution de dépôt d’armes et de munitions. Il est arrêté par la Gestapo, le 9 octobre 1941, au 12, boulevard Jean Jaurès, au cours  d’arrestations massives au sein du groupe René Gallais. Emmené en chemisette, il n’a pas le droit de se vêtir davantage et de dire au revoir à sa mère. Il est interné à Angers du 9 octobre 1941 au 23 octobre 1941, puis à Fresnes du 23 octobre au 23 décembre 1941. Il est ensuite déporté NN à Augsbourg, en Allemagne. Il décède d’une pneumonie à l’hôpital militaire d’Augsbourg le 30 mars 1942. Chargé de mission de 3è classe homologué sous-lieutenant. Déporté résistant. Mort pour la France. Médaille de la Résistance. Source:  21 P 430 682.

BRIQUET Pierre, né le 4 janvier 1920 à Rouen (76). Electricien automobile, garage Citroën. Arrêté le 11 novembre 1942 à Saint-Malo. Il est déporté de Compiègne vers Sachsenhausen le 28 avril 1943. (Matricule 64712). Libéré le 5 mai 1945 à Mauthausen. Autre lieu de détention: Heinkel.

BROUSSE Robert, en mission en Ille-et-Vilaine

Robert, François Brousse est né le 15 mai 1917 au Havre (Seine-Inférieure, Seine-Maritime). Serrurier à la S.N.C.F. à Rennes, il rejoint le réseau Marc-France le 1er octobre 1942. Agent de liaison du secteur « Normandie » et intermédiaire entre ce secteur et Paris, il est arrêté le 10 mars 1943 par la Gestapo,  lors de son retour d’une mission effectuée à Rennes (Ille-et-Vilaine), au motif qu’il est réfractaire au Service du travail obligatoire (STO) et qu’il est agent de liaison. Sont impliqués dans cette affaire Moreau, Baudouet et Fauchard, de Rennes. Il est interné à la prison de Fresnes du 10 mars 1943 au 12 septembre 1943. Il est ensuite déporté à Sarrebruck, (camp de Neue-Bremm), puis à Mauthausen, du 17septembre 1943 au 19 septembre 1943 (Matricule 35123). Il décède à Vienne (Autriche) le 10 avril 1944. Déporté résistant. Mort pour la France. Assimilé sous-lieutenant FFC.
Source: AVCC, Caen

Daniel Heudré

BUFFET Adrien, né le 29 juin 1895 à  Laillé (Ille-et-Vilaine). Marié, un enfant; leveur S.N.C.F.; domicilié rue Jouan-des-Longrais à Rennes. Il entre dans le groupe de Résistance des cheminots rennais et participe à la propagande anti-allemande par la diffusion de tracts et organise le sabotage de matériel S.N.C.F. au dépôt et aux ateliers. Il est arrêté le 8 décembre 1943 à Rennes par la Gestapo. Incarcéré à la prison Jacques Cartier, et transféré à Laval le 28 décembre 1943 puis Angers, il est déporté de Compiègne le 4 juin 1944 vers le KL Neuengamme. Autres lieux de déportation: Sachsenhausen (Matricule 84185), Buchenwald (Matricule 31196). Rapatrié le 15 mai 1945, il décède des suites de sa déportation le 10 juin 1945. Nommé sous-lieutenant. Homologation à titre posthume. Décédé 8 jours après son retour. Sources: ACP 27 P6 Caen - ADIV 43W 30. ADIV 6ETP2/35

BURLOT Yves, né le 1er décembre 1911 à Saint-Brieuc (22). Célibataire. Ajusteur à la S.N.C.F.; domicilié 5 rue Louis Barthou à Rennes. Il entre dans la Résistance de la S.N.C.F. de Rennes en février 1941, diffuse la presse clandestine et assure le recrutement d'adhérents pour la Résistance parmi les cheminots de Rennes. Il est arrêté par la  S.P.A.C. (Service de police anti-communiste) à Rennes le 9 décembre 1943. Incarcéré à la prison Jacques Cartier du 9 au 24 décembre 1943, puis à Laval du 24 décembre 43 à mai 1944, passe quelques jours à Angers pour être transféré à Compiègne où il est déporté le 4 juin 1944 vers le KL Neuengamme. Lieux de déportation: Wattensted puis Ravensbrück où il décède le 10 avril 1945. ADIV 43 W 30.

BURNOUF Odette est née le 3 octobre 1899 à Nozay (Loire-Inférieure, Loire-Atlantique). Fille de Louis, Désiré, Emile Burnouf et de Julie Durand, elle est célibataire et rejoint le réseau Ker de la France Combattante. Elle est arrêtée par la Gestapo le 7 avril 1943 à Rennes, 77, boulevard de la Tour d’Auvergne pour détention d’un poste émetteur qu’elle possédait à son domicile. Elle est internée à Rennes, puis à Fresnes en septembre 1943. Elle est déportée  «NN» à Ravensbrück (matricule 79939) en janvier 1944, puis à Mauthausen (matricule 1390). Elle est rapatriée par la Croix Rouge Suisse le 24 avril 1945. Elle décède à l’hôpital à Saint-Gall (Suisse), le 28 avril 1945. Déportée politique. Source: DAVCC, Caen, 21 P 431 960.

Daniel Heudré

BURSZTINSKI Jacob. Polonais, né le 27 janvier 1898 à Varsovie. Arrêté à Rennes le 16 juillet 1942, 2 rue Kéralie, il est déporté par le convoi n°8 de Angers vers Auschwitz le 20 juillet 1942. Non revenu.

BURSZTINSKI Korza. Polonaise, née le 12 janvier 1900 à Zelechow-Lublin. Epouse de Jacob. Arrêtée à Rennes le 16 juillet 1942, 2 rue Kéralie, elle est déportée par le convoi n° 8 de Angers vers Auschwitz le 20 juillet 1942. Non revenue.

BURSZTINSKI Suzanne. Polonaise, née le 3 juin 1925. Fille de Jacob et Korza. Arrêtée à Rennes le 16 juillet 1942, 2 rue Kéralie, elle est déportée par le convoi n° 8 de Angers vers Auschwitz le 20 juillet 1942. Non revenue.

BUSSON Louis, né le 26 avril 1899. (de Redon). Marchand de cordages, il est arrêté à Redon, 10 place Duchesse Anne, le 30 mai 1944. Incarcéré à Rennes, il se trouve dans l'un des deux convois partis de Rennes début août en direction de Belfort. Libéré le 26 août 1944 à Belfort.

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Ces listes sont incomplètes et peuvent comporter des inexactitudes. Les personnes pouvant relever des erreurs ou donner des informations complémentaires sont invitées à le faire savoir.

Autres sources:

Livre-mémorial des déportés de France arrêtés par mesure de répression et dans certains cas par mesure de persécution 1940-1945:
http://www.fmd.asso.fr/.
http://www.mortsdanslescamps.com/general.html
http://www.bddm.org/liv/index_liv.php
Editions Tirésias:  http://www.editionstiresias.com/pages/catalogue.php?cat=2&limite=10

Mémoire de captivité du Dr Mainguy - A lire sur site web :etoil6.gif (599 octets)

Le Mémorial de la déportation des juifs de France, Beate et Serge Klarsfeld, Paris 1978

La mémoire retrouvée des républicains espagnols

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