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Liste des déportés  arrêtés en Ille-et-Vilaine

Ceux qui se sont évadés où qui ont résidé dans ce département ne sont pas dans la liste)

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Sur les 788 déportés de répression (résistants), 359 ne sont pas revenus des camps.

Sur les 118 arrêtés de persécution (juifs, tziganes...) seuls 11 ont survécu.

   Statistiques

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Liste des déportés juifs arrêtés dans le département   Liste des déportés politiques nés ou ayant résidé en Ille-et-Vilaine   Classement   par commune 
 Les lieux de déportation   Statistiques

ADJOUBEL Nissim.  Juif bulgare, né le 23 avril 1884 à Chumla.  Marchand en bonneterie. Arrêté le 9 octobre 1942 à Saint-Servan, 2 rue Dauphine par la gendarmerie française. Il est transféré au centre d'accueil des réfugiés de Rennes. à Drancy le 15 octobre 1942. Déporté par le convoi n° 40 de Drancy vers Auschwitz le 4 novembre 1942. Exterminé à Auschwitz.  Lien externe:

AGUESSE Georges, Louis est né le 9 janvier 1923 à La Chapelle-Bouëxic (Ille-et-Vilaine). Il est ouvrier plâtrier chez son oncle, 2 rue Beaumanoir, à Rennes. Il est membre du réseau Marc-France comme agent P 2. Il se préparait à passer en Angleterre, lorsqu’il est arrêté par la Gestapo le 9 avril 1943 dans le café Rabin, rue Beaumanoir à Rennes. Il est interné à la prison Jacques Cartier, à Rennes du 9 avril 1943 au 13 avril 1943. Il est transféré à la prison de Fresnes, à Paris du 14 avril au 13 septembre 1943. Il est ensuite déporté NN à Natzweiller, puis est transféré à Buchenwald  (Matricule 6416) et  au kommando Erzingen. Le 8 mars 1945, il est évacué comme grand malade sur le camp de Dachau. Il n’est pas rentré. Croix de guerre avec une étoile de bronze. Déporté résistant. Mort en déportation. Source : DAVCC, Caen, 21 P 416 960. ACP 27 P6 Caen.

Daniel Heudré

AIMÉ Pierre, né le 18 février 1916 à Tours (37). Domicilié 2 rue Le Gobien à Saint-Malo (35), il entre dans la Résistance dès le début de l'occupation (Front national). Il participe à l'organisation des groupes de résistance du Front National dans le secteur de Saint-Malo. Il participe activement à la propagande anti-allemande par la diffusion de tracts et de journaux clandestins. Il effectue recrutement et liaisons. Il est arrêté le 13 juillet 1942 par la police de Vichy. Déporté en Allemagne, il décède le 21 avril 1945 à Mauthausen. Non identifié dans le mémorial des déportés de France (Signalement à la FMD). Source: ADIV 6ETP2/68.

ALBESA Salvador, né le 1er janvier 1886. Entré dans la Résistance de l'Union espagnole en 1943. Il participe aux transports du matériel et explosifs de Saint-Jacques de-la-Lande à Rennes, pour permettre aux groupes d'organiser les sabotages des lignes téléphoniques et transformateurs allemands. Il est arrêté le 24 mars 1944 par la police allemande. Interné à la prison Jacques Cartier, il fait partie du convoi de prisonniers partis de Rennes le 2 août 1944 en direction de l'Allemagne. Il est libéré le 26 août 1944 à Belfort. ADIV: 6ETP2-29

ALBOHAIR Daniel, né le 2 juin 1941 à Paramé. Résistant à Saint-Martin d'Heres (38).

alizon-150.jpg (17754 octets)ALIZON, épouse LEROUX Simone est née le 24 février 1925 à Rennes.(Ille-et-Vilaine). Elle habite l’hôtel Avor, 31 avenue Louis Barthou, que les parents ont fait construire près de la gare. Avec sa sœur Marie, elle intègre le réseau Johny en octobre 1941. Chargé de surveiller des bateaux de guerre allemands stationnés à Brest (Finistère), le réseau s’installe à Rennes et les deux sœurs reçoivent des renseignements codés, transmis aux radios du réseau et télégraphiés à Londres. L’hôtel remplit un rôle capital avec la mission des deux sœurs, l’hébergement d’opérateurs radios et l’accueil de membres en déplacement à Rennes. L’une et l’autre sont arrêtées par la Feldgendarmerie, Marie le 13 mars 1942, Simone le 17 mars. Elles sont internées à la prison de la Santé à Paris, puis à Fresnes et au Fort de Romainville. Elles sont ensuite déportées à partir de Compiègne le 23 janvier 1943 à Auschwitz (Simone a le matricule 31776) et ne se quitteront pas jusqu’à la mort de Marie par épuisement, le 4 juin 1943. Simone est transférée à Ravensbrück puis au KL de Beendorf. Elle est libérée par la Croix Rouge le 28 avril 1945 et rapatriée le 26 juin 1945. Au retour, elle se marie avec l’un des créateurs du réseau, Jean Le Roux. Déportée résistante. Croix de guerre. Médaille de la Résistance. Une rue de Rennes porte le nom de Marie et Simone Alizon.(Document). Source: DAVCC, Rennes-Site Internet WikiRennes.

Daniel Heudré

ALIZON  Aimée-Marie, née le 9 mai 1921 à Rennes (Ille-et-Vilaine). Employée d'hôtel. Arrêtée à Rennes le 13 février 1942, elle est déportée de Compiègne le 24 janvier 1943  vers Auschwitz. (Matricule 31777) où elle décède le 4 juin 1943. (Document)

ALLAIN Charles, né le 16 octobre 1909 à Angers (49). Résidant 133 rue de Saint-Malo à Rennes au moment de son arrestation le 28 mars 1943. Le 8 mai 1943, il est déporté de Compiègne vers le KL Sachsenhausen. (Matricule 66331). Autres lieux de déportation: Kütrin , Bergen-Belsen, Neuenmamme, Farge, Hambourg où il décède le 6 mars mars 1945. Source: AC 31P 417 566

ALLAIN  Constant, dit Abbé Allain est né le 11 octobre 1922 à Saint-Coulomb (ille-et-Vilaine). Secrétaire au Commissariat à la Main d'œuvre pour l'Allemagne, rue des Dames à Rennes, il fait entrer plusieurs membres de son réseau. Des fiches sont égarées, de fausses annotations sont mises, des identités sont changées, des convocations retardées, etc…Il permettra à de nombreux requis pour le Service du Travail Obligatoire (STO) d'échapper à cette obligation. Maîtrisant parfaitement l'anglais, le 1er mai 1943, il s'engage dans le réseau "Eleuthère Lib Nord" et fournit de nombreux renseignements à Londres. Il devient aussi chef départemental de la section administrative de Libé-Nord. Le 20 janvier 1944, lors de son arrestation à Rennes de l'État-major du groupe, il fait disparaître les pièces compromettantes sauvant ainsi la vie de ses chefs de groupe. Incarcéré à la prison à la prison Jacques Cartier à Rennes, il y reste jusqu'au 23 juin 1944, date à laquelle il est transféré à Compiègne, puis, le 16 juillet 1944 vers le KL Neuengamme. (Matricule 36233). Premier kommando à Neuengamme, puis à Riespott, dachau le 19 décembre 1944: BR.Osterort. Libéré le 29 avril 1945 à Dachau.  Croix de guerre avec étoile de bronze. Décédé le 30 décembre 1983. Biographie.  (Source: ACP 27 P6 Caen  ADIV: 6ETP2-29 )

Eugène AllanicALLANIC Eugène, né le 13 juin 1891 à Plouaret (22). Directeur de la laiterie de L'Hermitage en Ille-et-Vilaine, il est arrêté le 9 février 1944 à L'Hermitage, pour ses activités dans la Résistance, puis est déporté de Compiègne vers Neuengamme le 28 juillet 1944. Il décède à Ravensbrück le 14 mai 1945. Une rue honore sa mémoire à L'Hermitage ainsi qu'une école élémentaire publique. Biographie  ADIV 6ETP2-29

 

 

Madeleine Allard, resistante déportéeALLARD Madeleine. Née ROUGE-DEWAVRIN le 17 juin 1918 à Rocques (14). Membre du réseau Oscar Buckmaster pour lequel elle assure des missions dangereuses: accueils d'aviateurs américains et d'agents du réseau, transports de messages, d'armes en lien avec son beau-père le général Allard, chef de l'armée secrète en zone ouest. Elle effectue ces missions dans les secteurs de Pipriac,, Guer, Pöërmel. Arrêtée à Messac le 1er décembre 1943 avec sa belle-mère pour protéger la fuite du général Allard. Elle laisse 2 enfants, Jean-Claude 6 ans et Florence 2 ans et demi. Elle est déportée de Rennes le 2 août 1944 vers Belfort, elle est transférée le 1er septembre 1944 vers le KL Ravensbrück. (Matricule  62800). Autres lieux de déportation: Sachsenhausen, Genshagen, kommando de femmes du KL Sachsenhausen situé à Berlin, travaillant pour l’usine AEG, Oranienburg. Rentrée en France le 14 mai 1945, elle a du faire deux séjours en sanatorium. Source:  ACP 27 P6 Caen.. (Biographie)

Nommée sous-lieutenant le 17 juillet 1948. (Attestation d'appartenance aux F.F.C. Ref: 44967)

Son récit de captivité: La boîte rouge retrouvée
 Reconnaissance signée par le Président des Etats-Unis au sous-lieutenant Madeleine Allard, pour avoir secouru des aviateurs américains.

M%arguerite ALLARD, résistante déportéeALLARD Marguerite, née GUILLEREZ le 28 décembre 1887 à Rambervilliers (88). Mariée en 1907 au Lt Marcel ALLARD (futur général), 4 fils. Arrêtée à Messac le 1er décembre 1943 avec sa belle-fille pour protéger la fuite de son mari, le général Allard. Déportée de Rennes le 2 août 1944. vers Belfort (convoi de Langeais), elle est transférée le 1er septembre 1944 vers le KL Ravensbrück. (Matricule 62799). Elle disparaît du Revier de Ravensbrück entre le 25 et 26 février 1945 et est probablement morte dans la chambre à gaz. Source:  ACP 27 P6 Caen.. (Biographie)

Rapport d'une visite du camp par le général Allard, le 12 mai 1945

Médaille Militaire
Croix de Guerre avec Palme
Médaille de la Résistance

ALLEE Henri, François, Louis est né le 13 janvier 1926 à Rennes (Ille-et-Vilaine). Fils de Jean Allée et d’Anne Ozanne, il est célibataire et est coiffeur, rue d’Antrain. Réfractaire au STO, il est arrêté le 21 juillet 1944 à Rennes comme otage lors d’une rafle à Pont-Réan (Ille-et-Vilaine) en représailles d’actes de brigandage commis par la bande Tuo-Laurent. Il est interné au camp Marguerite de Rennes, puis est déporté de Rennes vers Belfort le 3 août 1944 (convoi de Langeais). De là il est déporté à Natzweiler (matricule 23 806) le 26 août 1944, puis à Dachau (matricule 100 257) le 4 septembre 1944, au KL de Fischorn et revient au camp principal de Dachau. Il est libéré par l’armée américaine. Déporté politique. Source: DAVCC, Caen, 21 P 696 898.

Daniel Heudré

ALLIO Marthe est née LE FLOCH le 13 octobre 1920 à Saint-Gouvry (Morbihan). Fille d’Alexis, Marie Le Floch et de Marie, Anne Audrain, elle épouse Jean, Louis, Marie Allio. Elle est femme de ménage. Elle est arrêtée le 3 avril 1944 par deux membres de la Gestapo, dans sa chambre meublée, au 2 rue Chateaurenault, à Rennes, soupçonnée de complicité avec Alexandre Gasnier, né à Saint-Aubin-du-Cormier, employé coiffeur, lui-même interpellé ce jour-là. Elle est transférée au siège de la Gestapo, avenue Jules Ferry, à Rennes. Elle est ensuite incarcérée à la prison Jacques Cartier, puis acheminée le 2 août 1944  (Convoi de Langeais) vers Belfort. Le 1er septembre 1944, elle est transférée de Belfort vers Ravensbrück. (Matricule 62844). Autres lieux de déportation: Sachsenhausen, Genshagen.et dirigée vers l’Allemagne, à Ravensbruck (matricule 62 844), Sachsenhausen et Genshagen, kommando de femmes du KL Sachsenhausen situé à Berlin, travaillant pour l’usine AEG. Elle est libérée par les troupes russes le 1er mai 1945. Déportée politique. Source: DAVCC, Caen, 21 P 697 003.

Daniel Heudré

 

ALMANDI Ramon. Espagnol né à Lérida le 14 juin 1911. Cheminot. Arrêté le 20 mars 1944 à Rennes, il est interné à la prison Jacqaues Cartier de Rennes, puis est déporté le 21 mai 1944 de Compiègne vers Neuengamme (Matricule 30859). Kommandos de NG: Watenstedt, Brau. Libéré le 30 avril 1945 à Ravensbrück.

ALVAREZ José, né le 11 août 1917 à Lérida en Espagne. Cultivateur. Arrêté le 20 mars 1944 à Rennes, il est déporté le 21 mai 1944 de Compiègne vers Neuengamme. Disparu.

AMMOUR Ramdane, né le 27  août 1911 Fort National à Alger. Le 8 mars 1943 à Rennes pour avoir manifester sa joie après le bombardement de la plaine de Baud à Rennes, croyant au débarquement allié, il est arrêté par des officiers allemands sur la passerelle de la gare. Il est interné du 8 mars au 16 mars 1943  à Rennes puis est transféré 6 mois à Compiègne, puis est déporté ZKZ à l'Ile d'Aurigny le 6 septembre 1943.  Revenu des camps. Non identifié dans le mémorial des déportés de France. Revenu le 6 mai 1944. Source: AC 1.10405.819

ANCELIN Marcel, né le 29 mai 1923 à Paris (75). Arrêté 10 rue Salomon de Brosse à Rennes, il est déporté le 22 septembre 1941. Lieux de déportation: Karlsruhe, Rheinbach, Sieburg, Dûddeldorf, Dieburg-Rodgau (ou Rollwald). Il est libéré le 19 avril 1945 à Rollwald. Source: ACP 27 P6 Caen.

ANDRE Jean, Hippolyte, Guillaume. Né le 3 janvier 1910 à Dinan (22). Mécanicien. membre du Front National. Célibataire, demeurant chez ses parents, 3 rue Haute Voie à Dinan. Arrêté le 12 juillet 1942 à Saint-Malo, interrogé, incarcéré et transféré à Compiègne (60). Le 25 juin 1943, Jean ANDRE est intégré à un convoi constitué de wagons à bestiaux où 999 hommes sont entassés à raison d'une centaine par wagon. Ce train part de la gare de Compiègne le jour même (ou peut être le 26) à destination de Weimar en Allemagne. C'est le 1er convoi important parti de Compiègne et parvenu directement à Buchenwald. Au milieu de 1943, la mise en œuvre du Service du Travail Obligatoire suscite l'hostilité de la jeunesse française. Certains refusent de partir et entrent dans la clandestinité. Dans certaines régions des réfractaires se rendent dans les maquis que les Allemands et la milice s'efforcent de réduire. D'autres très nombreux, cherchent à franchir les Pyrénées pour gagner l'Afrique du Nord par l'Espagne. Les activités anti-allemandes se multiplient et se développent. La répression aussi. Dans ce convoi, il y a 860 Français et 139 étrangers. 34 évasions se produisent à Chalons / Marne. Arrivés le 27 juin 1943, le trajet entre la gare de Weimar et le camp de Buchenwald se fait à pied , la gare du camp de Buchenwald n'étant pas encore construite. - Peut-on croire que la population ignorait l'existence des camps ? - Jean ANDRE, matricule 14406. Après une période dite « de quarantaine » ayant surtout pour but de commencer à « casser la personnalité », de faire apprendre les commandements allemands et le matricule dans la langue de Goethe, le 9 juillet, un transport de 350 Déportés de ce convoi, dont Jean ANDRE, est envoyé à Karlshagen, dans l'île d'Usedom, camp annexe dépendant du camp d'hommes de Ravensbrück ; en fait, ils sont exploités dans l'usine de fusées de Peenemünde, bombardée dans la nuit du 17 au 18 août 1943 par l'aviation anglaise, faisant de nombreuses victimes parmi les Déportés. Les responsables du Reich décident immédiatement le transfert de la base de fusée dans un site souterrain. Le site choisi est la colline du Kohnstein, au Sud du Harz : le camp de Dora est né. Les survivants sont renvoyés à Buchenwald et ré immatriculés. Jean ANDRE, matricule 22794 est transféré en octobre 1943 à Dora. La réputation de Dora « La dévoreuse d'hommes » n'est pas surfaite. Dans des conditions horribles de travail, de vie et de mort, les Déportés vivaient en permanence dans le tunnel, sans pouvoir sortir. Epuisé, Jean ANDRE décède le 18 janvier 1944 à l'âge de 34 ans. Sur les 999 hommes formant ce convoi au départ de Compiègne, 387 sont morts ou disparus dans les camps de concentration nazis et pour 143 autres Déportés, la situation n'est toujours pas connue en 2007. (Sources 4, 17, 34, 39,41) H 1* t ) 1 3 * Livre mémorial des déportés des Côtes d'Armor . Marie Pierre et Pierre Klein.

ANDREIS Jean alis Claude est né le 24 mars 1897 à Calymnos (Grèce). Médecin. Domicilié 10 rue Saint-Vincent à Saint-Malo. Il a été membre depuis le 1er juillet 1942 comme chef  de secteur du réseau belge de renseignements Delbo-Phénix. Arrêté en gare de Dol-de-Bretagne le 3 mars 1944, il est déporté dans le "train de la mort" parti de Compiègne vers Dachau de Compiègne le 2 juillet 1944 vers Dachau.( Matricule 76428). Autre lieu de déportation: Neckarelz, kommando de Natzweiler.Dachau. Il revient très affaibli et décède peu de temps après le 11 août 1956 à Saint-Malo (mention Mort pour la France).  Chevalier de la Légion d'honneur, Croix de guerre, rosette d'officier de la Résistance, croix de guerre belge avec palme, diplôme du Maréchal Montgomery  ADIV: 6ETP2-29

ANDRES Fortunato est né le 9 avril 1905 à Burgos (Espagne). Fils d’Emilio Andres et de Concession Goncha, il se marie avec Asicha Gomas. Il est peintre en bâtiment  dans une entreprise dont le siège est à Rennes. Il  est réfugié espagnol entré en France le 6 février 1938. Il est arrêté par la Gestapo, le 20 mars 1944 au café Suzanne, 25 rue de Saint Malo, à Rennes, au cours d’une rafle d’une quinzaine de personnes, suite à une dénonciation. Il est interné à la prison Jacques Cartier de Rennes, du 21 mars au 31 mars 1944, puis au camp de Royallieu de Compiègne (Oise), du 1er avril 1944 au 25 mai 1944. Il est ensuite déporté au camp de Neuengamme(matricule 31 657) jusqu’au 2 mai 1945. Il est libéré le 2 mai 1945 par les Américains à Wöbbelin. Déporté politique. Source:  DAVCC, Caen, 21 P 697 282, 27P6.

Daniel Heudré

ANDRES-BURGUES Pascual, né le 7 février 1906 à Saragosse en Espagne. Peintre. Arrêté le 20 mars 1944 à Rennes, il est déporté le 21 mai 1944 de Compiègne vers le KL Neuengamme. (Matricule 30940). Autre lieu de déportation: Buchenwald. Libéré le 2 mai 1945 à Wöbbelin.

ANGER Marie. Arrêtée le 29 septembre 1942. Déportée. Non revenue des camps.

ANGER René, né le 23 juin 1922 à Bazouges-le-Pérouse (Ille-et-Vilaine). Célibataire. Manœuvre. Réfractaire au STO, il entre dans la Résistance le 1er janvier 1942, groupe armé de Bazouges, rattaché à Fougères. Il participe à des transport d'armes, à des liaisons entre les groupes de Rennes et de St-Malo, à de nombreuses actions de sabotages (déraillement du 10 juillet 1943 à Noyal-sur-Vilaine. Arrêté suite à une dénonciation le 5 novembre 1943 à Bazouges-la-Pérouse, pour "incendie volontaire de paille pour favoriser la subversion sociale nationale", il est interné à Fougères, Montfort, Blois. Condamné à 5 ans de travaux forcés pour actes terroristes, il est déporté de Compiègne le 27 avril 1944 vers Auschwitz-Birkeneau. (matricule 184955). . Autres lieux de déportation: Buchenwald et Flossenburg. Il décède à Leitmeritz. Décoré de la Médaille militaire à titre posthume. Sources: AC 21P 417 432 -ADIV 43 W 30.

ANGER René, né le 26 octobre 1890 à Cancale (Ille-et-Vilaine). Marin pêcheur à Cancale. Arrêté le 5 décembre 1941 à Cancale, il est déporté de Paris Cherche Midi Gare de l'Est, le 13 avril 1942 à Karlsruhe, Rheinbach (prison située au sud-ouest de Bonn, pour les peines aux travaux forcés). Libéré le 4 ou 12 décembre 1942.

v-anquetil-80.jpg (13082 octets)ANQUETIL Gilbert, Léonard, Emile est né le 23 novembre 1926 à Rennes. Fils de Armand Anquetil et de Clotilde d’Avignon, il est étudiant à l’Ecole Pratique d’Industrie à Rennes. Il rejoint le groupe formé par Guy Faisant, résidant 33 rue des Ormeaux. Avec Guy Faisant et Yves Le Moigne, il diffuse tracts et journaux clandestins, récupère des armes dans le dépôt à Rennes, boulevard de Chanzy (revolvers, munitions) en décembre 1941 et début 1942,  et participe aux sabotages des lignes téléphoniques, route de Nantes. Arrêté le 2 mars 1942 à Rennes par le SD, 94 bd de Verdun à Rennes, il est interné à la prison Jacques Cartier, à Rennes, puis au Cherche Midi, à Paris. Il est ensuite déporté NN le 4 juin 1942 de Paris vers le camp Hinzert (matricule 4234), puis à la prison Wittlich, à Breslau (près de Cologne).et enfin à Schweidnitz (Silésie). Il est libéré le 8 mai 1945 à Hischberg (Kommando du KL de Gross Rosen), puis rapatrié le 5 juin 1945 à Rennes. A son retour, il suit des cours du soir aux Beaux -Arts et travaille dans l’entreprise de plomberie chauffage de son père. Il se marie avec Gilberte Blandin. Il décède le 3 octobre 1979. FTPF. Déporté résistant. Mort pour la France. Légion d’Honneur- Médaille de la Résistance. Croix de guerre. Document  Sources: AD35 167 J29 -  ACP 27 P6 Caen. DAVCC, Caen-Mémoire de Guerre, notice de Joël David.

Daniel Heudré

ANSQUER  née DEBARD Sonia, Marguerite est née le 2 mars 1913 à Brest (Finistère). Fille d’Eugène, Vincent Ansquer et d’Eugénie, Ernestine Samson, elle vit avec Gaston Desbard, ancien commerçant forain et mère d’un enfant. Elle est restauratrice et exploite un bar restaurant à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine), le Restaurant du Môle. Elle est arrêtée par la Gestapo, à la gare de Saint-Germain-sur-Ille,  le 30 août 1943, ainsi qu’un prisonnier de guerre évadé, Abel Chevreton, qu’elle cachait chez elle. Elle appartenait à la Résistance depuis janvier 1941. Elle entreposait des armes récupérées et des tracts anti allemands. Elle est internée à la prison Jacques Cartier, de Rennes, puis est déportée « NN »  de Romainville (Seine-Saint-Denis)  vers la prison d’Aix-la-Chapelle. (Allemagne). Elle est dirigée sur le  camp de Ravensbrück, Bloc 32. Elle est ensuite transférée à Mauthausen ( Le 7 mars 1945). Elle est libérée le 25 avril 1945 et rapatriée en mai 1945 par la Croix Rouge Internationale.  Déportée politique. Source:  DAVCC, Caen, 21 P 698 225

Daniel Heudré

ARBILLOT Robert est né le 1er novembre 1924 à Paris. XIVè. Célibataire, travailleur requis, il est réfractaire et s’engage, à partir du 1er mars 1944, dans la Résistance, au sein du groupe Front national, sous les ordres de Marcel Deplantay. Auxiliaire de police au Commissariat de Redon (Ille-et-Vilaine), il détruit les fiches signalétiques de recherches des maquisards et réfractaires du STO. Il délivre de fausses pièces d’identité à ses camarades et assure la liaison entre les groupes de Redon et Bain-sur-Oust. Ayant une moto et un permis de circuler, il transporte leurs armes et munitions. A son actif, on enregistre également des sabotages de câbles souterrains téléphoniques et l’attaque d’un camion allemand près de Rennes. Enfin, évènement fatal, il est l’un des exécuteurs d’un agent de la Gestapo de Redon. Il est arrêté sur dénonciation le 2 août 1944 à Redon. Il est déporté de Redon dans le convoi à destination de l’Allemagne. Il est interné dans la prison de Belfort, du 14 août au 29 août 1944 et, à partir de là, est transféré au KL Wilhelmshaven, de Neuengamme (matricule 43 851).  Il y décède en avril 1945, à l’âge de 21 ans. Angèle Deplantay, épouse de Marcel Deplantay,  certifiera devant gendarmes, le 10 septembre 1951, avoir été dans le même train parti de Redon et avoir perdu trace de lui, le 1er avril 1945. FFI. Déporté résistant. Source : AVCC, Caen, 21 P 418 770.

ARQUETOUX Léonard, né le 9 avril 1921 à Inzinzac (Morbihan). Entré en clandestinité pour échapper au STO Arrêté dans le prieuré de Saint-Yvieux. à Plerguer (Ille-et-Vilaine) (Front National de Lanhélin) le 19 décembre 1943 suite à une dénonciation, il est déporté de Compiègne le 27 janvier 1944 vers le KL Buchenwald. (Matricule: 43691) où il décède en avril 1945.

ARRAS. Arrêté rue Joseph Brandt. Gestel (Belgique). Non identifié dans le mémorial. Source: ACP 27 P6 Caen.

ARRIBAS Frutos, né le 5 mai 1906 à Madrid en Espagne. Réfugié politique, ajusteur, arrivé à Rennes en 1941, il participe à de nombreux attentats notamment contre le cinéma Le Sélect, l'hôtel du Commerce, des sabotages de transformateurs électriques et des  déraillements de trains. Arrêté le 20 mars 1944 à Rennes à son domicile, 91 bd Jacques Cartier par la Gestapo et la milice, à la suite d'une dénonciation, il est déporté le 21 mai 1944 de Compiègne vers le KL Neuengamme. (Matricule 30861). Autre lieux de déportation: Ravensbrück, Wattensted. Libéré le 2 mai 1945 à Malchow. Décédé le le 27 octobre 1980.  (Source: AD 167J29).

 

ARRIGO Joseph. Arrêté à Dol-de-Bretagne probablement comme juif. Non identifié dans le mémorial des déportés et dans la base Yadvahem.

ARRIGO Regina,  née en 1897. Commerçante sur le marché de Dol. Frappée par les lois raciales de Vichy, elle refuse de porter l’étoile jaune. Cachée Grand’rue chez le directeur de la Banque d’Ille-et-Vilaine, André Guérin, elle est dénoncée et arrêtée le 26 octobre 1943.  Elle est transférée à Drancy le 17 décembre 1943. Elle sera déportée  par le transport 63 parti de Drancy le 17 décembre 1943 vers Auschwitz sous le matricule 8165 où elle sera gazée.  Gazée, four crématoire. Source Cahiers de Dol et  Mémorial de la déportation des Juifs de France, Beate et Serge Klarsfeld, Paris 1978.

ARROYO-MALDONADO Francisco Alias " Chamberlain", né le 6 septembre 1913 à Sabadell en Espagne. Membre des groupes armés, il est arrêté suite à une dénonciation, le 20 mars 1944 à Rennes au domicile son beau-frère, 63 rue Alain Bouchard, par la Gestapo pour fabrication de tracts et de papiers d’identité pour des résistants. Sa femme Denise venait d'être arrêtée, rue de la Chalotais. Amenés, rue Jules Ferry, au QG de la Gestapo. Francisco est atrocement  torturé, puis incarcéré à la prison. Sa femme Denise reste emprisonnée deux mois et demi. Quant à Francisco, il est déporté le 21 mai 1944 de Compiègne vers le KL Neuengamme. Autre lieu de déportation: Stockel. (Source: AD 167J29)

ARTIN René Antoine Louis (AUTIN Raoul dans le mémorial des déportés de France), né le 24 mai 1909 à Rouen (76). Il entre dans la Résistance à Le-Trait (Seine-Maritime). Il participe à la récupération d'armes dans la région normande, ainsi qu'au sabotage de matériel sur les navires allemands aux chantiers de Le-Trait. Recherché par la Gestapo, il quitte son domicile pour se réfugier à  rue des Fontaines à Fougères (Ille-et-Vilaine) où il vit dans l'illégalité. Il travaille à la mine de Montbelleux comme mécanicien, exploitée par les Allemands. Membre du réseau Pat O'Leary, il porte aide aux aviateurs alliés, canadiens et anglais.  Il récupère 16 révolvers et munitions pour son groupe et participe à la propagande anti-allemande. Il est arrêté à Parcé le 14 octobre 1943, sur dénonciation et incarcéré à Rennes où il est torturé pendant 17 jours. Condamné à mort par le tribunal allemand le 25 octobre 1943 pour assistance aux aviateurs alliés, il est déporté de Compiègne le 27 janvier 1944 à Buchenvald et à Dora (du 5 septembre 1944 au 2 mai 1945). Sources: ADIV: 6ETP2-29 165J29 - AC 100 423 437.

ASCH Alfonse. Juif, né le 26 octobre 1889 à Bischeim (Bas-Rhin). Fils de Lippmann et Pauline Elsenmann. Français d'origine. Commis à la SNCF, domicilié 13 av de Marville à Saint-Servan, il est arrêté le 19 février 1943. Incarcéré à Rennes, puis Beaune-la-rolande puis à Drancy. Il est déporté par le convoi n° 53 parti de Drancy le 25 mars 1942 vers Sobibor. Il décède en 1944 à Lublin-Maïdaneck (Pologne). Asch était cheminot et travaillait à la S.N.C.F. de Saint-Malo où il était Commis comptable de 2ème classe. Il résidait selon sa nièce Irène Welsh à Saint-Servan-sur-Mer, comme indiquée sur la feuille de témoignage du Comité Français pour YAD VASHEM, avec son épouse Marthe qui fut également déportée.  La famille Asch était juive et demeurait, avant la guerre, à Strasbourg (67) d'où elle vint en Bretagne, probablement pour fuir, habiter dans la périphérie Malouine. Le Mémorial de la Shoah indique comme adresse 13 avenue Marville à Saint-Malo. Après l'armistice l'Alsace fut occupée par les nazis et son administration civile fut confiée à Robert Wagner, 'Gauleiter' (responsable régional politique d'une subdivision territoriale de l'Allemagne nazie) de Bade-Alsace. Ce fut dès le 13 juillet 1940 que ce dernier décida d'expulser les Juifs dont quelques uns se réfugièrent à Saint-Malo. Le couple Asch fut arrêté à Saint-Malo, le 19 février 1943, puis transféré dans le Camp de Drancy. Ici, les époux Asch furent entassés dans le convoi n°53, parti le 25 mars 1943, à destination du camp d'extermination nazi de Sobibór en Pologne. Après cinq jours de voyage le convoi fit halte au camp d'extermination mixte de Majdanek (Maïdanek) (proche banlieue de Lublin en 1943) avant de continuer vers Sobibor. Les détenus n'arrivèrent jamais à Sobibor car, sur les 1008 déportés du convoi n°53 1003 furent exterminés, le 30 mars 1943, dans le camp de Majdanek. Le Journal Officiel du 30 avril 1988 indique que les époux Asch sont décédés dans le camp de Lublin-Maïdanek. De nombreux rectificatifs ont été effectués afin de préciser la date du 30 mars 1943 comme étant la date de décès des déportés de ce convoi n°53. Source: http://www.carphaz.com   -https://ressources.memorialdelashoah.org

 

Détail de la plaque en gare de Saint-Malo

Source: http://db.yadvashem.org/names/nameDetails.html?itemId=4425008&language=en#!prettyPhoto
 

ASCH Marthe. Juive, née MOSBACHER le 23 décembre 1892 à Metz (Moselle). Résidait à Strasbourg avant le début de la guerre. Professeure d'Anglais et de français au collège de Saint-Servan, domiciliée 13 av de Marville à Saint-Servan, elle est arrêtée le 18 février 1943. Ecroués avec son mari à la prison de Rennes, puis internés à Drancy sous le matricule 19755 et 19756 le 26 février 1943. IOls sonty transférés àau camp de Beaune-la-Rolande, puis à nouveau au camp de Drancy  le 26 février 1943.  Ils sont déportés par le convoi n° 53 parti de Drancy le 25 mars 1943 vers Sobibor. Averc eux sont déportés la soeur de Marthe, Hortense Weill, son mari et leurs trois enfants. Elle décède en 1944 à Lublin-Maïdaneck (Pologne). Source: https://ressources.memorialdelashoah.org

 

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Extrait du registre de Drancy

 

 

AUBERT Alphonse, né le 3 mars 1895 à Nantes (44). Marié 3 enfants. Voyageur de commerce. Arrêté à Redon où il résidait le 22 mai 1944, il est déporté de Compiègne le 18 juin 1944 vers le KL Dachau. (Matricule 72289). Il est libéré le 30 avril 1945 à Allach.

 AUBERT Louis alias Berger ou  Le Vally. Né 7 août 1900 à Saint-Brieuc (22). Éditeur d'Art. Engagé volontaire en 1939 comme il l’avait fait en 1914-18. Entré dans la Résistance en janvier 1941, il renseigne l’A.S. est en liaison avec Londres par l’intermédiaire du Lieutenant Vannier dit Vincent. Il remplira pour le commandant Adolphe Vallée, les fonctions d’officier de liaison. Il sera en rapport successivement avec les commandants : Coupeau de Landéac, Branchoux, Sagazan. En janvier 1944 prend part à l’organisation des parachutages. En juin 1943 il a rencontré Yvon Jézéquel chef du réseau Turquoise. Il le loge chez sa grand-mère à Saint-Brieuc, c’est par Louis et sa sœur Germaine Richard, Yvon Jézéquel rencontre Yves Le Hennaff responsable du réseau Dahlia. Le 7 février 1944, la Gestapo cerne son immeuble Louis, Ernest( le radio Neybel) et Yvon peuvent s’échapper grâce à la mère d’Yvon qui les attend en voiture à une sortie dérobée de la chambre de commerce. En avril une souricière est montée dans le local d’émission de Rennes. Le 7 avril Louis Aubert est arrêté et interrogé par la Gestapo. Le 29 juin 1944 il est envoyé à Compiègne, il est déporté «NN» de Compiègne le 28 juillet 1944 vers Neuengamme. Matricule: 39338. Refoulé sur Sandbostel le 16 avril 1945 il est libéré malade le 28 avril. Sa famille n’a plus eu de nouvelle de lui. Il a été déclaré mort le 15 mai 1945 .Réseaux: F.F.I., F.F.C., Armée Secrète, réseau Turquoise, mission Blavet (déc. 1943 - avr. 1944 et mouvement Libération Nord. (Source: Marc Fineltin)

AUBREE André, né le 30 septembre 1922 à Bazouges-la-Pérouse (Ille-et-Vilaine). Célibataire. Chauffeur mécanicien. Arrêté 6 rue Lobineau.  Non identifié dans le mémorial des déportés de France. Source: ACP 27 P6 Caen.

AUDRIN André, Léon, Louis "dit Nirdau, né le 30 mai 1926 à Dinard (Ille-et-Vilaine). Tisserand, résidant au Grand-Fougeray. Rentré au réseau KER en novembre 1942. Blessé par balle au bras gauche reçue lors d'un parachutage, il est arrêté le 14 avril 1943 au Grand-Fougeray. Interné du 14 avril 1943 au 6 janvier 1944, il est déporté "NN" le 6 janvier 1944 de Paris, gare de l'Est vers le KL de Natzweiller.(Matricule 6819) du 8 janvier 1944 au 13 juillet 1944. Autres lieux de déportation: Prison de Brieg et  Kamenz, kommando de Gross Rosen du 24 juillet 1944 au 10 octobre 1944, puis Dachau du 14 mars 1945 au 29 avril 1945 où il est libéré. Rapatrié le 18 juin 1945 en France.

 

AUDRIN Paul, né le 22 novembre 1889 à Loudin (86). Commerçant, fabricant de tricots, 38 rue du Casino à Dinard. marié, 2 enfants. Entré au réseau Ker en décembre 1941, comme agent de renseignement. Arrêté le 15 avril 1943 à la descente du car à  Rennes, il est déporté" NN" avec son fils André, le 6 janvier 1944 de Paris, gare de l'Est, vers le KL Natzweiller (Matricule: 6820). Autres lieux de déportation: prison de Brieg (le 17 juillet 1944) et Gross Rosen où il décède le 30 novembre 1944.(AD 5 w 2). Un stade de Dinard porte son nom. ADIV: 6ETP2-29

 

 

AUDROIN Henri, né le 24 mars 1910 à Loudéac (22). Directeur du Petit Casino à Dinard, il est arrêté à Dinard le 29 novembre 1943 suite à une dénonciation par le SD de Saint-Malo sur ordre de Rennes. Il est déporté début août 1944 vers  Belfort (convoi dit de Langeais), puis est transféré vers Natzweiler le 26 août 1944. (Matricule 23811). Transféré le 4 septembre 1944 vers Dachau (Matricule 99229), puis est transféré à Ottobrunn. Il s'évade le 26 avril 1945 à Orsthal (Aut) lors le l'évacuation. Autre Lieu de déportation: Dachau. Officier de la Légion d’Honneur, croix de guerre avec palme, médaille de la Résistance, médaille de la France libre, Medal of Freedom.

 

AUGUSTE Adèle, Marie  est née le 11 août 1925 à Rennes (Ille-et-Vilaine).  Fille de Jean Auguste et de Célestine Billot, elle est arrêtée le 30 novembre 1943, rue de Montfort, à Rennes, par les Feldgendarmes. En 1943 elle est employée comme manutentionnaire à l’usine Malestra, produits chimiques, route de Lorient, à Rennes. Elle est accusée, à tort,  d’avoir commis des sabotages dans des camps allemands à Rennes. Elle est internée à la prison Jacques Cartier, à Rennes du 30 novembre 1943 au 13 février 1944. Elle est ensuite transférée dans la  prison de Bruxelles (Belgique). Elle est déportée à la prison des femmes de Gotteszell à Dresde, puis sur celui de Bautzen Kirchan en Allemagnepuis à Kircham. Elle est libérée le 1er juin 1945. Elle épousera André Courtillon en 1947, à Bruz (Ille-et-Vilaine). Déportée politique. Source: DAVCC, Caen, 21 P 732 044- Arch. Départ. Ille-et-Vilaine, rapport Piétri.

Daniel Heudré

AVILA NEIRA José. Espagnol. Né le 28 janvier 1912 à Séville. Requis comme boulanger. Arrêté le 24 mars 1944 à Saint-Servan. il est déporté le 18 juin 1944 de Compiègne vers Dachau. (Matricule 74143). Libéré le  30 avril 1945 à  Allach.

AVONDES Jean, , André, Léon Avondes est né le 18 novembre 1919 à Lisieux (Calvados). Fils de Léon, Armand Avondes et de Jeanne, Marie, Léocadie Bouvet, il est matelot. Affecté dans la Marine Nationale, embarqué sur le Strasbourg, il est libéré le 4 décembre 1942, lors du désarmement des marins à Toulon. Il est alors boucher et réside à Venoix (Calvados) Il est convoqué par le STO le 7 janvier 1943 et devient réfractaire. Il appartient au mouvement Défense de la France. Sa mission est de transporter du matériel allié et de le remettre à des résistants, entre autres, à Jean Nobilet, à Saint-Brieuc-des Ifs (Ille-et-Vilaine). Il est arrêté par la Gestapo et la Milice  à Fougères (llle-et-Vilaine)  le 12 février 1944 pour transport d’armes. Après avoir été incarcéré, il est  transféré au camp de Compiègne (matricule 29 111). Il est  déporté à Mauthausen (matricule 61 886) le 8 avril 1944, puis affecté, le 21 avril 1944, au kommando de Quarz, de Melk (Autriche) et d’Ebensee. Il est libéré le 6 mai 1945, puis rapatrié par le centre d’Hayange le 24 mai 1945. Déporté politique. Source: DAVCC, Caen, 21 P 700 489.

Daniel Heudré

AVRAM Christian. Juif, né le 14 juillet 1941 à Rennes. Arrêté à l'âge de 20 mois par la police française, le 16 décembre 1942 à Rennes comme ses parents Filica et Herman. Dernière résidence connue: 5 quai de la Prévalaye Rennes.  Déporté le 13 février 1943 par le convoi n° 48 de Drancy vers Auschwitz . Exterminé  le 18 février 1943

 

 

AVRAM Félicia (Filica). Juive. Elle est née le 17 décembre 1907 à Foscani en Roumanie. Née Calmanovici,  elle est domiciliée à Rennes, lorsque la Gestapo vient l’arrêter avec son mari et son bébé, âgé de 18 mois, le 16 décembre 1942. Elle est transférée à Drancy le 7 janvier 1943, puis est déportée, le 13 février 1943 par le convoi n° 48,  à Auschwitz pour être conduite à la chambre à gaz et au four crématoire, le 18 février 1943. Déportée politique. Morte en déportation. Source: DAVCC, Caen, 21 P 419  964

Daniel Heudré

 

 

AVRAM Herman. Juif, Français, né le 11 août 1907 à Foscani en Roumanie. Arrêté le 16 décembre 1942 à Rennes par la police française, il est déporté le 13 février 1943 par le convoi n° 48 de Drancy vers Auschwitz. Autres lieux de déportation: Oranienburg du 27 octobre 1944 au 15 novembre 1944, Buchenwald  camp d'Ordruf du 17 novembre 1944 au 3 avril 1945. Dans ce camp, il se fait passer pour pharmacien au péril de sa vie. Il donne des mécicaments aux détenus qui n'y avaient pas droit. Évacué en colonne le 3 avril 1945, encadrés par les SS, il s'évade dans la nuit du 4 au 5 avril, à l'approche des Américains. Caché trois et quatre nuits dans un bois, il est recueilli par des P.G. français à Rudolstadt. ADIV: 6ETP2-29

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Autres sources:
Livre-mémorial des déportés de France arrêtés par mesure de répression et dans certains cas par mesure de persécution 1940-1945:
http://www.fmd.asso.fr/.
http://www.mortsdanslescamps.com/general.html
http://www.bddm.org/liv/index_liv.php
Editions Tirésias:  http://www.editionstiresias.com/pages/catalogue.php?cat=2&limite=10

Le LIVRE-MEMORIAL des déportés de France, victimes de mesures de répression, réalisé par la Fondation pour la Mémoire de la Déportation poursuit deux objectifs fondamentaux. La Fondation approfondit la connaissance de la déportation et fait oeuvre de mémoire. Plus de 86 827 noms ont été répertoriés. Peut-être aussi ressurgiront ces noms de disparus parmi les ombres du système concentrationnaire, qui ultérieurement permettront encore de compléter ces listes. Ces hommes et ces femmes touchés par la répression ont été déportés pour leurs activités, leurs sentiments ou leurs propos jugés hostiles ou dangereux pour l’occupant et ses collaborateurs. Le Monde, à la une du 17 novembre 2004, titrera : « 1940-1945 : la liste des victimes politiques de la déportation : le Livre-mémorial est le résultat de sept années de travail, comble une lacune historique et dresse une liste de 86 827 noms. » Vu au Grand journal de LCI… (Ouvrage en 4 tomes)
Parution : 2004 ISBN 2-915 293-05-8 5 548 pages 24 x 19 140?


Archives départementales d'Ille-et-Vilaine (Cote 514J)
Le Mémorial de la déportation des Juifs de France, Beate et Serge Klarsfeld, Paris 1978
 
www.yadvashem.org

La mémoire retrouvée des républicains espagnols

3 Ces héros venus de l'ombre. René Le Guénic. P 51

 

Un fichier alphabétique des morts pour la France des guerres de 1914-1918 et 1939-1945, est conservé par le Ministère de la défense, Direction de la Mémoire, du Patrimoine et des Archives (37, rue de Bellechasse, 75700 PARIS). Ce service peut préciser le département de recrutement, le régiment, les date et lieu de décès ou de disparition, le lieu d'inhumation

 

Site dédié aux victimes de la Shoa :www.yadvashem.org/

Ce site propose une 
base de données qui permet de d'effectuer des recherches parmi près de la moitié des 6 millions de Juifs qui périrent sous le joug nazi.

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Pour m'écrire 35memoiredeguerre@gmail.com

 

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