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Le lieutenant Jean Robert
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Affecté au 4e BIA, il y reçoit une instruction de parachutiste et de commando saboteur démineur. Il saute avec son unité sur la forêt de Duault (Sam-West), dans les Côtes d'Armor, le 8 juin 1944, dans le cadre du débarquement des forces alliées. Le 12 juin 1944 il participe brillamment au combat de Duault, puis les jours suivants, il assure l'évacuation des blessés et du matériel dans une zone continuellement patrouillée, alors que son unité s'est repliée sur la base de Saint-Marcel (Digson) dans le Morbihan. Les chefs de la résistance guingampaise (Armée Secrète) le contactent pour qu'il prenne la tête de deux compagnies de jeunes résistants déjà encadrées et prêtes au combat. Il accepte et Londres le nomme sous-lieutenant. Il organise rapidement la base de Coatmallouen en Saint-Connan et devient ainsi le commandant d'un maquis qui va prendre le nom de « Maquis de Plésidy ». Il y fait régner une discipline militaire stricte, s'attache à parfaire la formation de ses hommes et entreprend très vite des actions commandos loin de la base. Il fait notamment sauter l'important dépôt de carburant de Saint-Brieuc. Le 27 juillet 1944 le maquis est attaqué. Les défenses organisées par Jean Robert, les champs de mines en particulier, placent ses unités dans une position idéale pour repousser l'ennemi en lui provoquant de lourdes pertes. Le maquis résiste pendant deux heures avant un repli en bon ordre face à d'importants renforts en provenance de Pontivy, Guingamp et Scrignac (Finistère). Une marche forcée conduit les maquisards dans la forêt de Duault avant qu'ils ne s'installent aux abords de la nationale Paris-Brest, où le combat reprend contre les convois ennemis qui font route en direction du front de Normandie. Après avoir fait face avec succès à deux attaques des
allemands les 5 et 6 août, Robert les repousse une troisième fois le 7 août
avec l'appui des avions anglais avant d'entrer dans Guingamp à la tête de
son maquis fort à présent de 450 hommes. C'est Puis Jean Robert va rejoindre son unité, le 4e SAS pour
reprendre le combat dans la région parisienne. Il retrouve son galon de
Sergent-chef car sa promotion au grade de sous-lieutenant ne paraîtra au
journal officiel qu'en janvier 1945 ! il est blessé grièvement dans les
Ardennes le 24 janvier 1945 et évacué vers un hôpital londonien où il
apprendra la signature de l'armistice...
Biographie du général BUDET auteur du livre Les Patriotes de Coatmallouen" |
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