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Les
évasions ont toujours quelque chose de romanesque : elles font rêver par
leur bravoure et leur prise de risques. C’est l’aventure tentée par
Francis Masson, sous l’Occupation. Né à Saint-Aubin-du-Cormier, le 5
décembre 1916, réfractaire au STO, il entre dans le groupe de Résistance
de Jean THOMAS (père), comme agent de renseignements. À partir du
premier juillet 1943, il se trouve sous l’autorité de Thomas,
responsable cantonal de Saint-Aubin-du-Cormier du groupe
Oscar Buckmaster. Il
participe à plusieurs parachutages d’armes et de matériel divers et à
leur transport. Il prend part à l’attaque de camions ennemis et au
sabotage de lignes téléphoniques.
Son
activité
militante est brutalement stoppée par l’arrivée de la Milice dans sa
commune, le 29 juillet 1944. Suite à une dénonciation d'un dénommé
B.... de Rennes, une milice constituée de Francs-Gardes de Rennes
viennent arrêter les membres du réseau. Arrêté avec
Jean THOMAS
(fils) et PUPETTO, ils sont internés à Rennes. Le 3 août 1944, ils
sont transférés dans le convoi
parti de Rennes
à destination de l'Allemagne (convoi
dit de Langeais).
Dans la nuit du 3 au 4 août 1944, les 3 de Saint-Aubin-du-Cormier
s’évadent avec d’autres déportés politiques à Saint-Mars-du-Désert
(Loire-Inférieure à l’époque, aujourd’hui Loire-Atlantique). À cette
date, il a la chance d’être hébergé chez Jean Minier, au Bazard, dans la
commune de Saint-Mars-de-Désert jusqu’au 11 août.
Après son évasion, il
reprend du service dans les F.F.I. (Forces Françaises de l’Intérieur).
Jean THOMAS et Francis
MASSON, deux résistants soudés dans un même combat dans le canton de
Saint-Aubin-du-Cormier et reconnus par le général Allard comme des
patriotes remarquables.
Daniel Heudré
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