ISBN:
26 prisonniers décèdent lors du transport. 188 réussiront à s'évader et plus de 158 prisonniers seront libérés par miracle par un "Malgré-nous" à Belfort. Les autres furent déportés de Belfort vers les KL de Natzweiller, Neuengamme, Dachau et Ravensbrück. La majorité des prisonniers alliés sont envoyés au stalag XII A puis au stalag VII A de Moosburg en Bavière.
On peut estimer que plus de 371 déportés de ce convoi ne sont pas revenus des camps de la mort.
1er août 1944, les blindés du général Patton atteignent Rennes par le nord de la ville. Les nazis se précipitent à extraire de la prison Jacques Cartier et du Camp Margueritte résistants, prisonniers politiques et alliés, otages et les soldats coloniaux. La nuit même et la suivante, encadrés par des soldats d'occupation appuyés de féroces bergers allemands, les détenus sont conduits, à pied, vers des wagons à bestiaux qui les attendent à la Courrouze et à la Prévalaye. La première rame part en direction de Redon le 2 août au matin, suivie le 3 par celle formée à la Prévalaye.
Ce convoi n'aurait jamais dû quitter Rennes, qui le 3 août quelques heures plus tard allait être libérée. Pourquoi ce départ a t'il été possible? Avisés les Alliés auraient pu l'en empêcher. Cependant, les ordres n'étaient-ils pas de progresser vers les objectifs qui leurs avaient été assignés ? S'ils avaient été avertis les résistants en aval de Rennes auraient pu tenter de saboter les voies ferrées. À la poursuite des Allemands fuyant Rennes dans leur hétéroclite repli vers l'Atlantique, ils n'avaient pu être alertés. Dans les turbulences de la Libération, l'urgence pour les états-majors de la Résistance n'était-elle pas de s'emparer des institutions mairie, police, justice,
département? D'aucuns estiment que ces départs emmenant les plus valeureux des Résistants cela laissait "disponibles" pour d'autres les postes de décision.
Des prisonniers seront ajoutés en cours de trajet. À quelques reprises le convoi sera mitraillé par l'aviation alliée laissant au sol plusieurs morts mais facilitant aussi de nombreuses évasions. Lors des passages dans les gares la population locale livrera nourriture et boissons aux prisonniers. L'auteur décrit avec précision et détails l'itinéraire de ce terrible convoi écrasé par une chaleur torride. Durant les quinze journées de trajet de Rennes à Belfort les prisonniers, hommes et femmes, auront terriblement souffert de la faim, de la soif, de l'entassement parfois à cinquante ou plus par Wagon sans pouvoir s'allonger.
À Belfort, enfermés à la caserne du Fort Hatry en attente de leur déportation, 241 seront libérés grâce à l'action courageuse et risquée de Charles Schlagdenhaufen dit Charly Malgré nous alsacien. Ce drame restera une plaie ouverte pour les familles.
À la Libération une association des convois d'août 1944 scellera une plaqueau mur de la prison Jacques Cartier à Rennes, une autre figera un wagon en gare de Langeais. L'évocation de ce drame restera trop longtemps sensible et confidentielle. Il faudra attendre le 2 août 2015 et onze années d'engagement actif, pour que soixante- dix ans plus tard un mémorial dédié aux prisonniers, déportés et victimes du Train de Langeais soit enfin inauguré à Rennes la Courrouze.
Jean-Claude Bourgeon,
initiateur du Mémorial aux Prisonniers et Déportés
du Train de Langeais.
Préface des enfants de Catherine de Nanteuil.
Date d’émission mi-janvier 2026Format
165 X 240 mm Nbre de pages 388 p.
ISBN 978-2-9573572-3-9
Dépôt légal janvier 2026
Poids
948 gr. Prix de vente 26 €
Commande chez l'auteur jacquesroyer35@gmail.com