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Le dernier convoi de Rennes dit "train de Langeais Le convoi reconstitué à La-Ville-aux-Dames part le 10
août vers 22h00 |
| Pour enrichir la mémoire du
passé, nous recherchons des témoignages ou des documents sur ce convoi de
déportés
Pour m'écrire
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18/03/2026
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La gare de Saint-Pierre-des Corps n'existe plus. Un convoi est
reconstitué à La-Ville-aux-Dames. Un groupe de prisonniers sortis de la prison
de Tours (une centaine) et un autre groupe venant du convoi, arrêtés
à St-Patrice (120 environ) vont rejoindre ceux du convoi
de Langeais.
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Les prisonniers sont mis à l'abri dans des champignonnières. Quarante huit heures après, les prisonniers sont conduits les uns à pied, quelques-uns en camions ou cars à La-Ville-aux-Dames ( distant de 30 km) où un nouveau train les attend. Dans le bruit des sirènes et des avions qui bombardent la gare, quelques prisonniers arrivent à s'échapper." Quand les camions réquisitionnés arrivent pour transporter les prisonnières, (Yvonne Kervarec) et d'autres échappent à cet embarquement. Mais c'est à pied, en colonne, par paquets, qu'elles doivent se rendre là, de Langeais à Saint-Pierre-des-Corps. Le convoi qui se constitue là, à la Ville-aux-Dames, est encore plus important que le précédent.2. Dans le groupe venant de Tours, figure une 36 officiers, gradés et gendarmes et de policiers de ce dernier département, arrêtés le 27 juillet 1944 à Loches (64 personnes dont 6 femmes), par la Gestapo et la Feldgendarmerie assistées de la Milice et 38 femmes. Agnès de Nanteuil quitte l'hôpital de Tours sans avoir reçu le moindre soin, son pansement n'aura pas été changé une seule fois. malgré son état critique, elle est est transportée sur une civière et déposée dans un wagon composée de 36 femmes d'Indre-et-loire Jeanne Héon Canonne( 8 p 89) (Convoi parti d'Angers et mitraillé à Saint-Patrice)
"13- heures( le 8 août). — Nous accostons enfin le convoi
des déportés. Il est en stationnement au passage à niveau de La
Ville-aux-Dames. Ce convoi est d'une longueur et d'un bigarré extravagants.
Il a une machine énorme, comme celles des grands express et de vieux wagons
de troisième classe démodés contenant plus d'un millier de prisonniers de
guerre américains qui rient et chantent. Le corps sanitaire allemand fait
suite dans une voiture du même genre : il comprend deux médecins, l'un .. 3 locomotives sont affectées à la traction. Au convoi des chars ont été montés sur des wagons découverts.
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Paul Heger 1
" Moi aussi, en commun avec quelques camarades, Allaire.
Lucien et Le Coq., nous avions préparé notre évasion pour une heure indiquée, soit 17
h. 30, mais fatalité, vers 17 h. 15 on fit l'appel et il fallut nous mettre en route avec
notre paquetage, direction gare de Saint-Pierre-des-Corps. Malgré cela nous chantions
tous sur une grande partie du parcours. Avant que la nuit noire ne nous enveloppe, les
habitants, s'empressèrent de nous envoyer des provisions diverses malgré l'interdiction
des boches. Maurice Tromeur s'évade: "On nous fait cheminer à pied jusquà St-Pierre-des-Corps où un autre train nous était destiné. A peine avions nous intégré notre nouveau domicile que la gare est prise sous un bombardement violent. Aussitôt, nos gardiens nous bouclent dans les wagons et vont se mettre dans les abris situés du même côté de la voie. Dès larrivée dans les lieux, javais jeté un coup dil sur les fermetures et javais constaté quune lucarne nétait fermée que par un bout de fil de fer barbelé. Dès le commencement du bombardement, jai enlevé le barbelé et me suis "jeté " par la lucarne. Je me trouvais dans un fouillis de wagons en rames plus ou moins longue. Je me suis éloigné de mon point de départ en me faufilant sous les wagons et en débouchant enfin sur une belle prairie. Me sentant à découvert, jai pris mes jambes à mon cou et, malgré mon handicap et mes fatigues, jai traversé la prairie très rapidement. Méloignant le plus possible de la gare par crainte des recherches allemandes, je suis arrivé sur le Cher dont les ponts étaient gardés. Jai traversé cette rivière on me soutenant à une planche. Jai passé la fin de la journée dans un petit bois et au petit matin jai traversé Tours pour arriver à Mettray où les gendarmes mont procuré des vêtements convenables et mont amené à une ferme moulin où jai pu manger à ma faim tout en travaillant pour la rentrée du blé."(Document) La doctoresse du convoi de St-Patrice s'évade, pour revenir se cacher dans l'école de Jan Lenoble à St-Patrice. 6 Évasion de Marie Renée QUÉRÉEL veuve BLANCHET " Après Langeais, les hommes et les femmes ont été séparés pour rejoindre la gare de Saint-Pierre-des Corps, près de Tours. Les premiers à pied, les secondes en camion. J'étais dans la cabine du premier camion avec un soldat allemand. En échangeant quelques paroles, le chauffeur français et moi avons vite compris que nous étions du même bord, la Résistance. Un peu plus tard, le chauffeur a feint une crise de peur. Du coup son geste a bloqué le convoi. Le chauffeur m'a dit: À toi de jouer." Les femmes ont été descendues des camions dans une rue à Saint-Pierre-des-Corps. J'ai fui le groupe avec une camarade. Bien qu'en loques et amaigries, nous avons couru, couru. Nous entendions les Allemands crier. Nous avons sollicité un presbytère pour être cachées. En vain. Coup de chance, nous avons fini par être recueillies par des résistants. Ils nous ont aidées à franchir la Loire où nous avons trouvé définitivement refuge auprès de vignerons résistants." Sources ACP 27 P6 Caen. Ouest-France du 18mars 2016
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Sources 1 Paul Heger-Arrestation de patriotes - Les Presses Bretonnes 1947- Saint-Brieuc P12 et 13 2
Thomas et Legrand - -"39-45 Finistère" - Le Finistère dans la guerre" -Editions de la Cité 6 Eddy Florentin et Claude Archambault "Exécutez l'Air Commodore". - Flammarion. page 326 Michelle Audouin-Le Marrec-"Hommes et combats en Touraine 1939-1945" Témoignage de Ginette Lion