| Plan du site
|
Le dernier convoi de Rennes dit "train de Langeais"
|
Pour enrichir la mémoire du passé, nous recherchons des témoignages ou des documents sur ce convoi de déportés . Sur Dijon je recherche la levée d'écrou des prisonniers qui sont montés dans le convoi.
Pour m'écrire
|
18/03/2026
"A l'approche de Dijon, un disciplinaire allemand s'évade malgré les menottes et ses pieds enchaînés. Yvonne (Kervarec) et ses compagnes suivent apitoyées, ses efforts. le train stationne sous un tunnel. on entend les cris des Allemands, puis le convoi démarre. le fugitif n'aurait pas été repris.."1 Madeleine Allard 2 Entre Dole et Belfort le train s'arrête au moins vingt minutes."Qu'est-ce qui arrive encore"? Notre oberfelowebel était un Allemand de Colmar, qui parlait français, avec un accent prononcé mais très couramment, il parlait même l'argot:. depuis le départ, nous étions excédées par ses réflexions, visant toujours à rabaisser notre moral: cela devait l'agacer de voir que malgré tout, nous avions un excellent espoir dans la victoire alliée. cela jour là, il avait abandonné le ton ironique, pour l'habituel cri rauque des gardiens allemands. A Dijon, on nous laissa à peu près deux heures sous le tunnel, pendant que les Alliés bombardaient la gare; les cœurs battaient, mais nous ne voulions pas en avoir l'air et les visages blafards des Allemands, nous réjouissaient. Ils avaient bien plus peur que nous, ils ne savaient pas où se situaient l'avances américaine, et ne se sentaient pas très sûrs. "C'est un zalopart, qui s'est évadé et on n'a que vingt minutes pour le rattraper..." Nous entendions les coups de feu, des poursuivants et nous souhaitions que le fuyard fut un jeune lieutenant de la Luftwaffe, que nous avions remarqué au Lion d'Angers, parce qu'en plus d'une belle tête intelligente, il était de ceux qui étaient enchaînés aux pieds par un gros boulet. d'après ce que nous dit l'Allemand de mauvaise grâce, il a réussi à fuir sans être atteint, et souvent nous avons pensé à lui, espérant qu'il serait sauvé par des Français et qu'il échapperait ainsi à une mort honteuse dans son propre pays ! A Dijon, où le train
s'arrête longuement , un prisonnier réussit à s'échapper en se mêlant à la foule. Les
Allemands se fâchent quand ils aperçoivent qu'on distribue du vin aux hommes. Ils
écartent la population. survient une alerte aérienne. 21 femmes montent dans
le convoi. Parmi elles 12 ont été arrêtées pour avoir apporter de l'aide aux
maquis. le train repart 21 prisonniers montent dans le convoi à Dijon le 14 août BEZON ou BOZON, BILLARD Lucette BUREAU Marie COUPECHOUX Roger FARINOT Gislaine FROMENTIN Simone GAMBEY Charles GUY Gilberte HALEC Emile LALIGANT Georges LANGERON Suzanne MARANDET Marguerite MARGUERIN Germaine PARIZOT SEGUIN Ginette ROBLOT Julie ROPÏOT Louis ROSE Jeanne THIEBAUD Georges
6 prisonniers montent dans le convoi à Montbéliard le 14 août ARDIOT Marcel BLANCHOT Suzanne GOETSCHY Angelika GOETSCHY Elisa PERRET Suzanne VAUTHIER Simone |
Sources
1
Thomas et Legrand - -"39-45 Finistère" - Le Finistère dans la guerre" -Editions de la Cité p308 2
Madeleine Allard "Récit d'une captivité"